BURGOS

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Arrive hier a Burgos, (j'y suis toujours - journee de repos - sourire)

camino1240.JPG On arrive au sommet d'une petite colline... et tout a coup on decouvre une ville qui semble tenir dans un mouchoir de poche: Burgos. Il faudra tout de meme encore plus de deux heures de marche pour y arriver.

camino1241.JPG Hier, dimanche, c'etait jour de grande fete (Corpus Christi) mais je suis arrive trop tard pour la grande procession... par contre, j'ai pu voir le defile des "Geants" qui representent les notables de la ville - c'etait aussi jour de la "grande communion"

camino0879.JPG On m'a demande des signes de "devotion"... en voici deux:

Le long d'une autoroute: sur des centaines de metres des pelerins ont fabrique des croix dans la cloture avec des bouts de bois... d'ecorces, ramasses par terre. Ici on ne voit qu'un petit exemple.

camino0809.JPG Ici, dans un hermitage, des offrandes (branches, cailloux, graines, images, petits papiers avec des prieres, bougies "rechauffe-plat"...)

à bientot

Commentaires

1. Le lundi 11 juin 2007, 16:47 par blairenlair

Francis Scrymgeour, domicilié à Édimbourg, employé à la banque Écossaise, avait atteint ses vingt-cinq ans dans l'atmosphère d'une vie paisible, honorable et toute de famille. En bas âge, il perdit sa mère ; son père, homme de sens et d'une extrême probité, lui fit donner une excellente éducation scolaire, en même temps qu'il lui inculquait des habitudes d'ordre et d'économie. Affectueux et docile, Francis profita avec zèle de ces avantages et, dans la suite, se consacra coeur et âme à des fonctions assez ingrates. Ses distractions principales consistaient en une promenade chaque samedi, un dîner de famille de temps à autre et une excursion annuelle d'une quinzaine de jours dans les montagnes ou même sur le continent. Il gagnait à vue d'oeil dans l'estime de ses supérieurs et jouissait déjà d'un traitement de deux cents livres sterling, avec espérance de le voirs'élever ultérieurement jusqu'au double de cette somme. Peu de jeunes gens étaient plus satisfaits de leur sort que Francis Scrymgeour, peu, il faut le dire, aussi laborieux et, aussi remplis de bonne volonté. Le soir, après avoir lu le journal, il jouait quelquefois de la flûte pour amuser son père, qui lui inspirait le plus tendre respect.
Un jour, il reçut d'une étude d'avoué très connue dans la ville un billet réclamant la faveur d'une entrevue immédiate. La lettre portait sur son enveloppe les mots «personnelle et confidentielle», et lui était adressée non pas chez lui, mais à la banque ; deux détails insolites qui excitèrent au plus haut point sa curiosité. Il se rendit donc avec empressement à cette sommation. L'avoué l'accueillit gravement, le pria de s'asseoir et, dans le langage ardu d'un homme d'affaires consommé, procéda, sans plus de préambules, à l'exposé de la question.
Une personne qui devait rester inconnue, mais qu'il avait toutes les raisons possibles de considérer, bref, un personnage de quelque notoriété dans le pays, désirait faire à Francis une pension annuelle de cinq cents livres sterling, le capital étant confié aux soins de l'étude et de deux dépositaires qui devaient également garder l'anonyme. Cette libéralité était subordonnée à de certaines conditions, dont aucune, d'ailleurs, n'impliquait rien d'excessif ni de déshonorant.
L'avoué répéta ces derniers mots avec une emphase qui semblait indiquer
le désir de ne pas s'engager davantage.
Francis lui demanda de quelle nature étaient ces conditions. «Comme je vous l'ai deux fois fait remarquer, répondit-il, elles ne sont ni excessives ni déshonorantes ; mais en même temps je ne puis vous dissimuler qu'elles sont d'une espèce peu commune. En vérité, le cas est dans l'ensemble si parfaitement en dehors de nos pratiques ordinaires que si j'ai consenti à m'en charger, c'est par égard pour la réputation du gentleman qui me le confiait et, permettez-moi d'ajouter, Mr. Scrymgeour, poussé par l'estime que des rapports, bien fondés, je n'en doute pas, m'ont inspirée pour votre personne.» Francis le supplia d'être plus explicite.
«Vous ne sauriez croire, dit-il, à quel point ces conditions m'inquiètent.
-Elles sont au nombre de deux, répliqua l'homme de loi, de deux seulement, et vous vous rappellerez que la somme dont il s'agit s'élève à cinq cents livres par an, sans frais ; j'avais omis d'ajouter, sans frais.»
L'avoué fixa sur son nouveau client un regard solennel.
«La première, poursuivit-il, est extrêmement simple. Vous vous trouverez à Paris dans l'après-midi du dimanche 15 de ce mois ; vous vous présenterez au bureau de location de la Comédie-Française, où vous trouverez un coupon pris en votre nom, qui vous attend. Vous êtes prié de rester assis tout le temps du spectacle à la place retenue ; voilà pour la première condition.
-J'aurais certainement préféré que ce fût un jour de semaine, répondit
Francis, qui était très religieux, mais après tout, pour une fois...
-Et à Paris, cher monsieur, ajouta l'avoué d'un ton conciliant ; je suis
moi-même quelque peu timoré, mais dans les circonstances présentes, et à Paris, je n'hésiterais pas un instant.»

_..:: Vive la déplétion du pétrole ::.._

2. Le lundi 11 juin 2007, 19:44 par becdanlo

@blairenlair:

Oui, oui, j'ai tout lu... alors je vois bien qu'il manque la deuxieme condition...

Bon ca va... grace au projet Gutemberg j'ai pu avoir acces a la suite... quand va-t-on me presenter Mis Vandeleur? rires

amities

bec'

3. Le mardi 12 juin 2007, 07:04 par Mahaut

T'as raison Bec', c'est frustrant. Où qu'il est le projet en question pour avoir la suite ?

Mais c'est toi que je suis venue voir.
Comment vas-tu ?

J'ai raté tes coups de fil, je suis désolée mais je te remercie beaucoup du message. Burgos, il te reste une quinzaine de jours, c'est cela ?

Merci de ces photos qui nous permettent de t'accompagner. Je te souhaite de passer entre les gouttes.
Je t'embrasse très très fort
Marianne

4. Le mercredi 13 juin 2007, 10:09 par eli

Merci Bec. Haut les coeurs.

5. Le mercredi 13 juin 2007, 15:52 par becdanlo

@Mahaut:
Pour moi ca va plutot bien. Enfin le paysage me parle... il etait temps (rire)
Sinon, j'en ai encore pour un mois au rythme ou je vais.

bises

@eli
J'essaye de continuer a photographier les signes de devotions... mais ce n'est pas facile. En tout cas il est presque impossible de photographier des personnes "en train de"... ce sont des actes discrets. Il faut dire aussi que beaucoup de personnes font ce voyage en dehors... de la devotion. Sinon je n'arrive toujours pas a me souvenir du nom du fameux "trident" des sadhus... mais tu vois ce que je veux dire... sourire

bises

bec'

 

Ps: Ah, Si: le trishul... rire