Castrojeriz

Ca y est...j'y suis enfin. Le chemin commence a vraiment ressembler a ce que j'imaginais (sourire)

La Meseta... de merveilleux paysages... sans clotures, sans barbeles, sans panneaux "propriete privee - interdictions de...chiens mechants" des horizons a 360 degres...

Deuxieme etape apres Burgos: http://www.chemins-compostelle.com/...

camino13108.JPG

Scenes du chemin:

camino13120.JPG Elle a les pieds en compote... parfois elle s'arrete pour les mettre a l'air

camino1369.JPG Les jeunes ont souvent des batons qui se teminent par une fourche... j'ai demande quelle etait la signification de cette forme... celui-ci m'a repondu que c'etait comme les deux branches de la croix... (comme ca ressemble au "trident" des sadhus shivaistes... "le trishul")

Commentaires

1. Le mercredi 13 juin 2007, 15:53 par blairenlair

Et tous les deux de rire ensemble.
«L'autre condition est plus importante. Il s'agit d'un mariage. Mon client, prenant à votre bonheur un intérêt profond, désire vous guider dans le choix d'une épouse. Il désire vous guider absolument, entendez-le bien.
-Expliquons-nous, je vous prie, interrompit Francis. Dois-je épouser quiconque il plaira à cette invisible personne de me présenter, fille ou veuve, blanche ou noire ?
-Je puis vous assurer, répondit l'avoué, que votre bienfaiteur tiendra compte des rapports d'âge et de position. Quant à la race, j'avoue que ce point m'a échappé et que j'ai omis de m'en informer ; qu'à cela ne tienne, je vais, si vous le désirez, en prendre note, et vous en serez avisé à bref délai.
-Monsieur, dit Francis, il reste à savoir si tout ceci n'est pas une indigne mystification. Ce que vous m'exposez est inexplicable, invraisemblable. Tant que je ne pourrai voir plus clair, ni découvrir quelque motif plausible, je vous déclare que je refuse de me prêter à cette opération. Si vous ne connaissez pas le fond des choses, si vous ne le devinez pas ou si vous n'êtes pas autorisé à le dire, je prends mon chapeau et je retourne à ma banque.
-Je ne sais rien, répondit l'avoué, mais je devine souvent assez juste. Pour moi, votre père seul est à la source de ce mystère.
-Mon père ! s'écria Francis avec un geste de dédain. Le digne homme n'a jamais rien eu de caché pour moi, ni une pensée ni un sou !
-Vous ne m'avez pas compris, dit l'avoué. Ce n'est pas à M. Scrymgeour aîné que je fais allusion, car il n'est pas votre père. Quand sa femme et lui s'établirent à Édimbourg, vous aviez déjà près d'un an et il y avait trois mois à peine que vous étiez confié à leurs soins. Le secret a été bien gardé, mais tel est le fait. Votre père est inconnu et, encore une fois, je suis persuadé qu'il est l'auteur des offres que je suis chargé de vous transmettre.»
Il serait difficile de peindre la stupéfaction de Francis à cette communication imprévue.
«Monsieur, dit-il, confondu, après des révélations aussi foudroyantes, vous voudrez bien m'accorder quelques heures de réflexion. Vous saurez ce soir ce que j'aurai décidé.»
L'avoué loua sa prudence, et Francis, s'étant excusé à la banque sous un prétexte quelconque, gagna la campagne, où il fit une longue promenade solitaire pour mieux passer en revue les différents aspects de cette curieuse aventure. Le sentiment, agréable à tout prendre, de son importance personnelle le rendait d'autant plus circonspect, mais cependant le résultat de ses méditations ne pouvait être douteux. La chair est faible ; la rente de cinq cents livres sterling et les conditions singulières qui y étaient attachées, tout cela avait un attrait irrésistible. Il se découvrit une répugnance extrême pour ce nom de Scrymgeour auquel longtemps il n'avait rien reproché, puis il commença à trouver bien méprisables les horizons bornés de sa vie d'autrefois, et, quand enfin son parti fut pris, il marcha avec un sentiment de liberté et de force jusqu'alors inconnu ; les perspectives les plus joyeuses s'ouvraient devant lui. Il n'eut qu'un mot à dire à l'avoué et immédiatement un chèque représentant deux trimestres arriérés lui fut remis, car, par une attention délicate, la rente était antidatée du 1er janvier. Avec ce chiffon de papier en poche, il revint chez lui ; l'entresol de Scotland street lui parut mesquin ; pour la première fois ses narines se révoltèrent contre l'odeur de la cuisine ; il observa chez son père adoptif quelques insuffisances de manières, quelques manques de distinction qui le surprirent et le choquèrent. Bref, il se décida à partir dès le lendemain pour Paris.
Arrivant dans cette ville bien avant la date indiquée, il s'installa dans un modeste hôtel fréquenté par des Anglais et des Italiens, et là, il résolut de se perfectionner dans la connaissance de la langue française. À cet effet, il prit un maître deux fois par semaine, engagea de longues conversations avec des personnes errantes dans les Champs-Élysées et fréquenta tous les théâtres. Ses habits avaient été renouvelés, il se faisait raser et coiffer chaque matin, ce qui lui donnait un air étranger et semblait effacer la vulgarité des années écoulées. Enfin le fameux samedi arriva ; il se rendit au bureau du Théâtre Français. À peine eut-il dit son nom qu'un employé lui remit le coupon dans une enveloppe dont l'adresse était encore humide.
«On vient de le prendre à l'instant, dit ce personnage.
-Vraiment ! s'écria Francis. Puis-je vous demander quelle mine avait le monsieur qui est venu ?
-Oh ! votre ami n'est pas difficile à peindre. C'est un beau vieillard, grand et fort, à cheveux blancs, et portant au travers du visage une cicatrice de coup de sabre. Un homme ainsi marqué se laisse reconnaître.
-Sans doute ; merci de votre obligeance.
-Il ne doit pas être bien loin ; en vous dépêchant vous pourrez peut-être le rejoindre.»

_..:: Vive la décroissance (il devient mensuel) ::.._

2. Le mercredi 13 juin 2007, 16:27 par ferme du soleil

bonjour Pierre tjrs la ferme du soleil , superbe tes photos , mais et toi dans quel état sont tes pieds????j'espère que tu nous enverras une photo.....quel temps avez vous en Espagne ? chaud ? pas de pluie je pense .... , ici ca a été un calvaire pour nos amis pèlerins les chemins étaient plein de boues ,à qui un pied cassé , un poignet sans parler de tous ceux qui ont arrête . ils continueront plus tard .....Ultreia et bon camino , tu vois on te suit.....
bises
Marie-Pierre et Guy

3. Le mercredi 13 juin 2007, 18:24 par becdanlo

@blairenlair:
On peut se demander quel rapport ce texte a avec ce blog?
J'imagine que la reponse est son auteur: Robert Stevenson... un grand marcheur aussi...

amities

@Marie-Pierre et Guy de la Ferme du Soleil:

Oui, les chemins boueux, c'est vraiment un probleme... surtout dans les descentes.
Ici, le temps est plus clement... pas tellement de pluies. Par contre la region est magnifique, tres verte avec l'humidite... et une temperature tres agreable... vraiment sympa pour marcher.
Je suis vraiment content d'etre parvenu jusqu'ici...
Encore merci de vos visites

amities

a bientot

pierre

4. Le mercredi 13 juin 2007, 19:40 par les 4 vosgiens

depuis quelqques jours nous te suivons sur ton site ....Même avec le record de la lenteur tu progresses allégrement . bravo pour les photos et les petits clins d'oeil ...et les (rires) Nous nous sommes quittés à MOISSAC .Tu retournais à Cahors pour rechercher ta carte bancaire .ULTREIA Amitiés jacquaires
Marylou et Louis- Odile et Jean Marie

5. Le mercredi 13 juin 2007, 20:26 par becdanlo

@les 4 vosgiens:

Super de vous retrouver ici.
Quelle affaire cette carte bleue detraquee a la cathedrale du Puy en Velay...
Je crois que je n'ai pas fait mieux que ce fameux jours ou je n'ai fait que 12 kilometres dans la journee - rires
Chaque jour je crois ne plus jamais revoir mes compagnons des debuts... et encore aujourd'hui j'ai rencontre une personne des premiers jours.
Je vous souhaite a tous une belle vie
Merci de m'avoir rendu visite

bec'

6. Le mercredi 13 juin 2007, 21:34 par Castafiore

Tu dis ne pas savoir ce que tu cherches dans ton périple, je pense pourtant que tu l'as trouvé. C'est en tout cas l'impression que tu donnes. Ce que j'admire le plus dans tes récits, c'est leur sérénité, qu'on trouve également dans nombre de photos dont tu les illustres.
Je ne viens pas souvent te rendre visite, mais c'est toujours avec plaisir que je te retrouve. Je m'aperçois, en regardant la carte, que le but (géographique) est à portée de pas. La meilleure façon de marcher … ;-)
À bientôt.

7. Le jeudi 14 juin 2007, 01:45 par eli

En parlant de rapport Bec, tu peux expliquer la présence de la japonaise accordant son shamisen ? Sinon, c'est pas grave, c'est très joli. On a l'impression que tu as retrouvé tout ton courage, bravo.

PS : oui, trishul est bien le terme hindou pour désigner le trident. Un sacré symbole… sacré.

8. Le jeudi 14 juin 2007, 18:13 par becdanlo

@Castafiore:
Je ne sais pas si j'ai vraiment trouve la serenite... mais une chose est au moins sure: je suis epate de voir que mon corps m'a porte jusque la... c'est peut etre pas encore grand chose... mais je ne lui faisais plus beaucoup confiance ces dernieres annees... sourire.

a bientot

amities

@eli:
La forme de mon blog a ete cree par Pascal d'Alexandrie... j'ai tout de suite aime son apparence. C'est vrai que ca n'a pas vraiment de rapport avec le camino... sinon la fameuse serenite justement... sourire

merci de ta fidelite

bises

bec'