Diégo, Jacquelyne et l'océan

Jeux et créations par intéractions explosives

Messagepar Romane » Lun Mar 03, 2008 7:45 pm

La relique tombe du ciel, chplouf elle fait en s'écrasant mollement sur le balcon. Ah oui, il y a un balcon.

Le mythe : Voilà.

Jacqueline : ça se mange ?

Diego (à Jacqueline) : Vous allez la fermer, oui ?! (au mythe) Elle pense qu'à bouffer. J'ai jamais vu une bonne femme aussi bourgeoise !

Le mythe : Une femme, quoi.

Diego : ... pas vérifié, mais je crois. Trop d'indices pour que pas.

Jacqueline sort son téléphone portable de son soutien gorge. La baleine suit, accrochée entre deux touches. Elle arrache la baleine et la jette furieusement par terradeau-sur-mer et tape furieusement sur les touches

Jacqueline : Allô ? Chéri ? Allôôô ? Chériiiii ?
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Messagepar voyelle » Mar Mar 04, 2008 8:05 pm

Ju :
— C'est toi Ja ?
— Oui, Ju, c'est moi, si tu savais ce qu'il m'est arrivé je vais
— Mais je le sais, Ja, je le sais !
— Comment tu le sais ?
— Oui, je le sais, tu sais bien que juste avant ton départ, j'avais un ordi et
— OUI, je me souviens, Pfreeeeeeeee
— ...
— Et pour le mythe errant, tu l'as vu ?
— Fais attention, Ja, fais attention !
— Attention ? A quoi ???
— Aux mies, Ja, aux mies des mythes en miettes !
— ???
— Elles piquent les mies, Ja, elles piquent...
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Messagepar Romane » Mar Mar 04, 2008 10:04 pm

A ce moment, Jacqueline pose le pied sur la baleine, laquelle s'enfonce carrément dans le pied et le traverse de part en part. Elle hurle comme un goret.

Diego : Quelle hystérique !

Il se laisse tomber sur le bout de transat encore en vie, rabat son chapeau sur son nez en mâchouillant ce qui reste du cigare, et sifflote : Aie Hi, Aie Ho, on rentre du boulot.
Le mythe s'installe sur le bord de son col et commence à le bouffer.
La relique dort.


La baleine : p'tain, c'est l'pied !

Jacqueline (à Diego) : ça vous arracherait la bouche, de venir à mon secours ?

Diego (imperturbable, et tout en continuant à siffler, ce qui ne s'était jamais encore fait par aucun humain, même parmi les plus doués) : Je vous aide mentalement. Ne vous plaignez pas. Ça m'oblige à penser, c'est déjà énorme.

Ju : allô ? allô ?

Jacqueline : oh toi, ça va ! De l'eau, j'en ai par-dessus la tête ! En plus je me suis fait piquer par une baleine, que j'en ai un trou dans le pied ! (d'un air soupçonneux, à Diego) Dites donc, vous... j'y pense, là... c'est pas parce que vous marchez sur l'eau qu'il faut me refourguer vos trous de punaises !

Le mythe : Fameux, ce col. Je comprends les copines qui se bouffent des armoires entières de fringues !

Diego : (à Jacqueline) Ne fantasmez donc pas comme ça sur ma personne.

Ju : Allôôôôôô !!!!!!!!

Diego saisit le portable et l'envoie par dessus le bastingage (ah, oui, en plus du balcon il y a un bastingage)

L'océan : Super ! Me vl'à branché !
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Messagepar voyelle » Mer Mar 05, 2008 7:20 pm

Et tout redevient calme un moment, un peu de paix descendit sur l'océan.

Ouf, cela devenait d'une absurdité totale se dit la baleine qui paisiblement suivait le radeau. Idiot, même, rajouta-t-elle entre ses dents. Gepetto, posé sur sa langue, acquiessa, d'un signe discret de la tête. Le lapin blanc tira une nouvelle fois sa montre de son gousset, et s'aperçut qu'il était incroyablement en avance. Par contre, Amicilia n'était pas encore arrivé. Cela devenait inquiétant. d'autant plus, que le Marsupilami n'en avait toujours pas fini avec le schoumph grognon. De fait, Philipum serait agacé, bien que Becdanlo ait de nombreuses fois proposé des fls en lien avec la littérature. Et pourtant, la marmitte de Christianera ne parvenait pas à chauffer correctement.(Chacun effectivement attendait, impatient de manger) Forcément isthar n'avait pas acheté les bonnes allumettes, insensibles à la fraîcheur de l'océan. Shoun le lui avait pourtant rappelé. Elle était têtue, d'autant plus depuis que la Belle aux Bois Dormant avait refusé de dessiner un mouton. D'entendre toutes ces idioties idiotes, la baleine soupira. Mon dieu, qu'elles sont c.... toutes les deux, de pire en pire...
L'une des deux fût très vexée, alors d'un coup de doigt sur son clavier gris (pâle) elle fit disparaître la baleine. (Au moins, elle ne ferait plus de vague, celle-là.) Mais "un" cela fait combien, en fait ??? se dit-elle encore une fois.
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Messagepar Romane » Mer Mar 05, 2008 7:35 pm

Diego, (libre dans sa tête, sans barreaux aux fenêtres, en fredonnant) : Dehors il fait beau, des milliers d'oiseaux s'envolent sans effort....
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Messagepar voyelle » Mer Mar 05, 2008 8:19 pm

Jacquelyne :
— Vous dormez ?
Diégo ;
— Quoi ?
Jacqueline, :
— Ecoutez , heu... Je ne saia pas qu'elle heure il est. Ma montre a perdu ses aiguilles dans le naufrage. Mais j'ai faim et je prendrais bien une petite tasse de thé, je vous pr...
— Mais, que faites-vous donc ???
— Comment qu'est-ce que je fais ?
— Mais, enfin, vous vous trompez de texte.
— Pas du tout !!!
— Mais si enfin, voyons !!! Relisez votre texte.
— Je vous dis que je ne me trompe absolument pas.
— Si, c'est le début de la pièce, et vous le rejouez ! Regardez, page 1
— Hoooooooo !!!! Je suis désolée ! Hooooooooo !!!! Que vont-ils penser ???
— Je ne sais pas, peut-être que personne ne le remarquera.
Vous savez, je suis sur qu' ils font semblant de comprendre, d'être dans le coup, mais certains sont un peu...
— Un peu quoi ? Je les trouve sympas, moi.
— Cela ne veut pas dire grand chose, sympas, c'est comme quand on dit : il ou elle est gentille...
— Oui, ils sont gentils.

Diégo s'énervant :
— J'ai horreur de ces phrases toutes faites !!! Horreur !
— Mais enfin, qu'est-ce que vous leurs reprochez ???
— Ben rien, justement, c'est cela qui m'énerve !
— Vous êtes vraiment bizarre vous !
— Et les deux cinglées qui nous font vivre n'importe q...
— Chüt ! Taisez vous, je n'ai pas envie de disparaître.
— Bon, je me calme, vous avez raison, vous n'auriez pas un morceau de chocolat ???
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Messagepar Romane » Mer Mar 05, 2008 8:52 pm

Jacqueline trottine jusqu'au cellier du radeau (ah oui, y'a un cellier sur le radeau) et revient en brandissant une plaque de chocolat pur cas K.O, enrobé de papier dentaire.

Jacqueline : Voilààààààà !

Diego (fredonne, tout en mâchouillant son chapeau, cigare sur le coin du nez) : liiiiiiibre dans sa têêêêêteuuuu....................

Jacqueline lui tend la tablette qu'il ne prend pas.
Elle insiste, il persiste.


Jacqueline : Vous n'en voulez plus ?

Diego : Le cellier est trop près. Prévoir de le faire démonter pour le remonter à environ trois jours de brasses.

Jacqueline : Vous voulez dire que..... mufle !! vous êtes un mufle !!!

Diego : Pour une fois, je ne vous contredirai pas.

Elle fait un moulinet des bras et son coude gauche, en heurtant son oreille droite, déclipe sa boucle d'oreilles en pilou pilou doré à l'or fin.

Jacqueline : Peste ! Ma boucle d'oreille a roulé sous votre transat, poussez-vous, que je la récupère.

Diego : Vous n'en n'avez pas besoin, ici. Personne à séduire.

Jacqueline le fusille du regard, se colle à plat ventre et rampe jusque sous le transat, bras tendu pour récupérer le bidule.

Diego sourit. Il fait beau.
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Messagepar voyelle » Mer Mar 05, 2008 9:57 pm

Il est heureux au soleil, c'est qui est important pour lui, le soleil, son bout de cigare, et quelques chansons, comme celà, pour garder la forme, pour embêter aussi un peu la femme qu'il subit sur le radeau, ou qu'll croit subir, car en fait, ils ne savent pas qui subit l'autre.

Soudain, le soleil disparaît brutalement, comme si quelqu'un avait fermé un volet, tous les volets d'une maison. Tous les deux lèvent les yeux vers le ciel, un peu supris. Jacquelyne vient de récupérer son bijou, elle est soulagée, d'autant plus que c'est Ju qui lui avait offert au début quand ils se connaissaient un petit peu, juste un petit peu... L'époque où Ju la faisait rêver...
Elle écrase une larme, furtivement, il ne faudrait pas que Diégo la voit, il est tellement acide, qu'il serait bien capable de la jeter dans l'eau, pour le plaisir de la voir se débattre. Elle ne fait pas très attention à cette nuit si soudaine.

Diégo :
— IL fait noir ! Vous avez des bougies ?
— ...
— Vous m'écoutez ? Vous avez des bougies ?
— Non ! Je ne crois pas.
— Ha ? Et... comment allons-nous faire ?
— Nous allons attendre qu'ils reouvrent les volets.
— Que ditez-vous ?
— Je ne sais pas ce que je dis, je dis n'importe quoi, car je ne vous écoute pas.

Diégo jette un bout de cigare au sol, il semble tendu.Il regarde à nouvau avec anxiété le ciel, qui reste lui, impassible.
— Jacquelyne ? Vous êtes sûre que vous n'avez pas de bougies ?
— Oui, j'en suis sûre. Mais qu'est-ce que vous avez a insisté ainsi. ?
— Je n'aime pas le noir.
— Vous êtes raciste ?
— Quel humour ! C'est désopilant ! Je vous rappelle que l'humour et les femmes, c'est presque une contradiction. Je vais chercher une bougie.

Jacquelyne se recoiffe dans le noir (vous ne pouvez pas la voir, inutile d'insister) elle arrange sa boucle et vérifie l'état de la seconde. (boucle).

— Jacquelyne !!! En voici une !
Il semble tenir un objet d'une préciosité inouie.
IL est heureux. On retrouve son sourire et sa verve.
— Oui, je vous disais, les femmes...
— Je sais.
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Messagepar Romane » Mer Mar 05, 2008 11:24 pm

Diego frotte un silex contre ses pompes. La flamme jaillit. Au moment où il approche la flamme de la mèche de la bougie, il stoppe net.

Diego : Merdalors !

Jacqueline : c'est quoi ? Il se passe quoi ?

Diego : C'est à vous, ce truc ?

Jacqueline : Oui. C'est la bougie qui m'a été donnée par ma mère. Elle appartenait à la soeur de son beau-fr.......

Diego : (lit l'inscription incrustée dans la bougie) "La bougie en carton". Merdalors. Vous êtes de la famille de Linda ?

Jacqueline : Effectivement, oui. La bougie était dans la valise, mais la valise s'est décomposée pendant le nauf......

Diego : Fallait que ça tombe sur moi.

Il jette le silex dans l'eau.

Jacqueline : oui mais là on est dans le n........

Diego : oui. Dans le noir. Mais voyez, là par exemple, je n'vous vois pas. Nous sommes d'accord ?

Jacqueline : euh... oui...

Diego : eh bien c'est très bien ainsi.

Jacqueline : oui... euh... mais euh... le noi.......r ?

Diego : ça vaut mieux comme ça. (à part) manquait plus que la famille De Souza...

Jacqueline : Vous dites ?

Diego : Je dis.... je m'cause.
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Messagepar voyelle » Jeu Mar 06, 2008 12:17 am

Diégo n'est pas à l'aise dans le noir, mais pour un homme cela n se fait pas, c'est pas "régulier", enfin, c'est une façon de parler.
Mais, un homme doit rester zen, surtout dans le noir, alors, il parle Diégo pour conjurer la nuit, il est prêt à dire n'importe quoi, de façon à meubler, à meubler le noir. Non, ils n'ont pas besoin de meubles, certes pas, pas sur un radeau. Et puis, les meubles, dans la vie, ce n'est pas essentiel, je veux dire l'essence de la vie.

Diégo :
— De toutes les façons, les femmes...
— Quoi les femmes ?
— Les femmes, à part de parler de fringues, du maquillage, et du dernier chanteur à la mode, vous n'avez pas grand chose dans la tronche, d'ailleurs votre cerceau est beaucoup plus petit que le notre, c'est prouvé. (un temps) Ha! j'oubliais, vous allez aussi chez le coiffeur. Dieu que c'est c... une femme...

Jacquelyne ne répond, elle voit bien que Diégo n'est pas très à l'aise dans le noir, alors, elle le laisse un peu mijauter. justement.(C'est un peu légitime, si j'étais sur le radeau, je ferais bien pire avec un passager pareil, non ? et toi ? Tu ne sais pas ? Evidemment, tu ne prends pas la peine d'y réfléchir, parce que tu penses que c'est un jeu, que ce n'est pas très important...)

Diégo :
— Vous répondez quoi ? Hein ? Vous êtes où ?
— Je réponds que vous, votre cerveau est peut-être plus gros, mais rempli de beaucoup de conneries, excusez moi pour le terme, mais il y en a pas d'autres.
— Par exemple, de quoi il est rempli ?
— Généralement, les hommes, vous le remplissez de foot, de cul, de politique. Trois discutions possibles, généralement...
— Cela veux dire quoi généralement ?
—...
— Répondez-moi, vous êtes où ?
— Sur le rat d'eau, je suis.
— Très très amusant.
— Je dis généralement, car le votre de cerveau il est rempli d'un gros cigare qui du reste s'effrite et s'humidifie de plus en plus, et de chansons plus cons les unes que les autres. Voilà, vous, vous n'avez que DEUX sujets dans votre tête, le cigare et les chansons.

Là, il y a un noir, plus noir que le précédent, car il s'agit d'un noir silencieux, pesant, empli de colère retenue, car bouger sur un radeau, ce n'est pas trop facile, surtout dans le noir.
p
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Messagepar Romane » Jeu Mar 06, 2008 1:00 am

Là, c'est le moment où les deux créatrice se crêpent le chignon, parce qu'elles ne sont pas d'accord pour la suite des événements. Déjà qu'au départ elles étaient à côté du radeau, ça ne va pas en s'améliorant. Donc elles se crêpent le chignon grave.

C'est à ce moment qu'on voit en images accélérées, se monter une crêperie sur le radeau. Ça tombe bien. On oublie que Diego n'a absolument pas peur du noir mais que ça fait plaisir à Jacqueline de penser que si. On oublie que le noir pèse tellement que la scène est en train de se craqueler et que les deux comédiens vont se retrouver dans quelques minutes à jouer dans les sous-sols du théâtre, naufragés des planches elles-même grillées par les feux des projos.

Le public commence à moins les voir, ils s'enfoncent. Le public se lève. C'est insuffisant. Le public monte sur les fauteuils du théâtre. L'océan se barre dans tous les coins. Le régisseur s'arrache les cheveux. La caissière fait la tronche, il va falloir rembourser.

Le directeur du théâtre est foutu. Sa réputation s'effondre.

Les deux auteurs en sont aux injures, qui couvrent les bruits de l'océan qui se fait la malle, de la scène qui s'enfonce, des comédiens qui réclament leur cachet et invoquent tous les saints de leur compagnie d'assurance, du metteur en scène qui ne sait plus comment il s'appelle et du public depuis lequel monte une houle peu rassurante.
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Messagepar voyelle » Ven Mar 07, 2008 3:53 pm

Soudain on entend une voix d'homme magnifique qui ferait chavirer bien des coeurs

— Mes crêpes ! Mes crêpes !!! Venez déguster mes crêpes !!!

Oui, la créperie a effet, fini de se construire, et elle est là, pertinente, et impertinente...
Le public s'arrête surpis, les deux autrices aussi. Leurs cheveux ébouriffés pendent minablement sur leur visage défait. La houle s'arrête de houler,
et Digo murmure doucement afin que personne ne l'entende sauf moi :
— Si j'ai peur du noir, mais j'ai peur de le dire.

Les voilà les crêpes, elles sont superbes, des colonnes de crèpes encore fumantes dorées, sont là, à porter de la main. Une autrice (pas moi, car je suis une personne très raisonnable) s'empriffe, elle avale goulûment, une, deux trois quatre crêpes, sans les mâcher. C'est assez monstrueux à voir, écoeurant même. D'autant plus, quand elle commence à ingurgiter des crêpes par poignée : On dirait un stupide jeu japonais. Je tente alors de haut de ma raison et de ma sagesse de la calmer, mais rien n'y fait, alors, déroutée, j'appelle à l'aide les autres membres du forum...
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Messagepar Romane » Lun Mar 17, 2008 7:57 pm

Les membres du forum, pas stupides pour deux ronds, ne lèvent pas le petit doigt. Et pour cause, ils raclent les fonds de pots de confiote en espérant que des pots pleins vont leur être servis, et en priant pour ne pas payer plein pot.

Diego fonce vers la régie et éteint les projos, histoire de prouver qu'il ne craint pas le noir. Jacqueline sourit de toutes ses dents aluminiumilluminées, pour chercher sa boucle d'oreille tombée dans le pot de framboises.


Diego : (au public) Voyez comme nous sommes au point. Eclairage économique. Faisceaux ciblés. Sans bruit, forcément, elle peut pas sourire et parler en même temps.

Le public applaudit.

Jacqueline sursaute et ce faisant, heurte le pot de framboises qui plonge dans la fosse. Le violoniste en fait les frais et fait une fausse note.


Jacqueline : Oh, le pauvre ! (au violoniste) Vous ne vous êtes pas fait mal, au moins ?

Néanmoins, elle compose le numéro de Paris Match, "le poids des pots, le choc des bocaux".
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Messagepar voyelle » Sam Mar 22, 2008 9:28 pm

— Allo Paris Match ?
Une voix terrrrrrrrrrrriblement aïgue lui répond :
— Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Jacquelyne saisie par ce son sssi peu habituel, passe le téléphone à Diégo. DIégo fanfaronne, et chantant à qui veut l'entendre :
— Non ! Je n'ai pas peur du noir, et effectuant un pas de Tango tout seul, de cette manière il ne peut se tromper, deux pas en avant, trois pas en arrière, il reste indifférent au téléphone que lui tend Jacquelyne.
— Je vous écoutttttttttttteeee, Ouiiiiiiiiiiiiiii !!!
Enfin, il se retourne, surpris :
— Qu'est-ce donc ce cris ? Une alarme ? Un phare ?
— Mais, les phares ne...
— "Dans le port d'Amsterdam, il y a des marins qui chantent, et se roulent la panse contre la panse des femmes..."
Il chante de plus en plus fort, de plus en plus mal c'est monstrueux, indescriptible, tandis que la voix poursuit :
— Je vous écouttttttttteeeeeeeeeee !!!!!
Jacquelyne constatant que Diégo est complètement dévissé du bocal, se penche vers le téléphone.
— Excusez moi, ce serait pour un interview !
— A quel sujjjjjjeetttt ?
— Des pots, des pots de confitures,
— Vous vous appelez Carlaaaaaaa ?
— Heeu, non ? Pourquoi ?
— Parce que nous nous interessons qu'aux confituuuuureeees de Carlaaaaaaaaa. Aurevoir Maaaaaaaaadame.
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