Matador prends garde

Jeux et créations par intéractions explosives

Matador prends garde

Messagepar Diego Ortiz » Dim Mar 09, 2008 2:31 am

(1) regarder ce film :

http://www.archive.org/details/busterkeatonfilm

(2) respirer profondément

(3) prendre la plume ou la laisser tomber

(4) noircir une page et la déchirer ou non

(5) prendre votre pouls

(6) si <110/minute, respirer profondément

(7) mettre le lien dans vos favoris ou non

(8 fixer ce défi pour l'éternité à force de couches de nacre

(9) le poster ici

(10) resplendir : :shock: :? :sauvequipeut: XXsmoker.gif smileinbox.gif =; 8-[ XXcomputer.gif hat36.gif hat16.gif :o :) :D :lol: hello2.gif lololol
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Messagepar Ishtar » Dim Mar 09, 2008 9:17 am

Heuuu !
Docteur... dites-moi la vérité : "suis-je normale" ? bduh.gif
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Messagepar Romane » Dim Mar 09, 2008 6:31 pm

GENIAL !
Je m'y colle très vite. mmmmmmmmh !!!
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Messagepar azul47 » Lun Mar 10, 2008 4:38 pm

Oserais-je l'avouer, quitte à passer pour une lente d'esprit : je n'ai rien compris à ce qu'il faut faire.

Par contre, le film est très intéressant. Cet homme semble fuir tous les regards, pour finalement se retrouver face à lui-même, image que l'on peut difficilement fuir.
Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas.
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Messagepar Ishtar » Lun Mar 10, 2008 9:40 pm

azul47 a écrit :
Citation:
Oserais-je l'avouer, quitte à passer pour une lente d'esprit : je n'ai rien compris à ce qu'il faut faire.

Je suis comme vous Azul... j'ignore ce qu'il faut faire :wink:
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Messagepar azul47 » Lun Mar 10, 2008 9:45 pm

Ahhhhh ! J'aime quand je ne suis pas la seule à ne pas savoir. C'est rassurant.
Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas.
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Que faire ! Que faire ?

Messagepar Diego Ortiz » Lun Mar 10, 2008 9:46 pm

Mais il ne faut rien faire de particulier, chère Azul. Cela vous inspire quelque chose à partager, ou cela ne vous inspire rien dans ce sens. Ou cela vous inspire mais des choses que vous ne souhaitez pas partager.

Le défi est posé non par moi, mais par Samuel Beckett et Buster Keaton, qui nous présentent, avec le brio et la noirceur que nous leur connaissons, une sorte de métaphore. Il est évident que le regard y joue un rôle, mais il y a aussi toutes sortes d'autres choses dans ce petit film. C'est que c'est polysémique, une métaphore. Un bateau où tout le monde peut embarquer, une invite à réfléchir ou à gamberger. Quelque chose qui accueille, qui se prête à des interprétations diverses. J'ai trouvé que ce film, dans son style, sa sensibilité, et aussi sa brutalité, pouvait nous ouvrir de nouveaux champs à brouter (ou à picorer).

Votre question est l'occasion de me rendre compte que je me suis trompé de fil en plaçant ce petit chef-d'œuvre dans la catégorie "défis", alors qu'il serait sans doute mieux placé dans "génération spontanée" (et ici regard appuyé dans la direction d'un maître de toile qui passerait par là : svp changer de fil, sinon malentendus prévisibles).

Des auteurs tels que Beckett nous ont jeté dans les jambes, et parfois les gencives, des objets que nous avons toutes les peines du monde à assimiler. Et justement ce sentiment persistant d'étrangeté me paraîtrait un bon point de départ pour des amorces, voire une histoire à faire évoluer à plusieurs mains. Mettons-nous à la place du poisson rouge, du chat et du chien : quel peuvent être leurs impressions et leurs monologues ? Supposons que nous avons à poursuivre l'enquête : mais qu'est-ce qui a rendu cet homme tel qu'il est montré ici ? Prenons le point de vue de Beckett : est-ce à la sortie d'une séance déprimante avec son psychanalyste, Wilfred Bion, que son désespoir a fini par produire des bulles telle que celle-ci ? Et ce Buster Keaton, "l'homme qui ne rit jamais", le cascadeur et le Mécano de la Générale : la cataracte qui rend trouble la pupille de son oeil unique n'est-elle pas attendrissante ?

Il est possible que cet homme damné ne supporte pas son propre regard; c'est votre interprétation en tout cas, aussi valable que d'autres. Quant à moi, j'ai cru comprendre que le fait de croiser son regard provoquait la mort instantanée de ceux qu'il rencontre dans le film. Il se rend compte de cela et rentre précipitamment chez lui, puis tente d'épargner les animaux.

Il s'agit d'un petit diamant, ce film, doté de quelques facettes. Ce qu'il conviendrait de faire dépend de celle qui vous tape dans l'œil.
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Quid ?

Messagepar Diego Ortiz » Lun Mar 10, 2008 9:48 pm

Chère Ishtar,

Comme pour Azul.

J'étais en train d'écrire le mien lorsque vous avez envoyé votre message.

Amicalement,
D.O.
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Messagepar becdanlo » Lun Mar 10, 2008 10:33 pm

Citation:
Votre question est l'occasion de me rendre compte que je me suis trompé de fil en plaçant ce petit chef-d'œuvre dans la catégorie "défis", alors qu'il serait sans doute mieux placé dans "génération spontanée" (et ici regard appuyé dans la direction d'un maître de toile qui passerait par là : svp changer de fil, sinon malentendus prévisibles).


Et voilà :D
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Messagepar azul47 » Lun Mar 10, 2008 11:06 pm

Citation:
Quant à moi, j'ai cru comprendre que le fait de croiser son regard provoquait la mort instantanée de ceux qu'il rencontre dans le film. Il se rend compte de cela et rentre précipitamment chez lui, puis tente d'épargner les animaux.

Tiens, c'est bizarre, je n'avais pas vu les choses comme ça, mais, à y bien penser, c'est assez probable, si l'on considère qu'à la fin, il meurt en voyant sa propre image.
J'avais plutôt l'impression que son image était un danger pour lui-même et non pour les autres. Qu'il se protégeait de leur regard pour se sauver lui. Les animaux le regardent et ne meurs pas, pourtant. A revoir.
Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas.
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Messagepar Ishtar » Mar Mar 11, 2008 7:59 am

Toutes les interprétations sont possibles...
Que son image soit également un danger pour lui-même doit être exact puisqu'il cache le miroir pour ne pas se voir mais dans ce cas, pourquoi avoir mis un miroir au mur ?
Il fait sortir le chat et le chien et recouvre l'aquarium du poisson et la cage de la perruche pour les protéger. L'innocence des animaux ne les protégeant pas mais dans ce cas, pourquoi avoir pris des animaux chez lui ?
Ce qui est bizarre, ce sont toutes les traces de coups, de griffes sur les murs et le rituel qu'il a a tourné en rond, toujours dans le même sens, avant de s'installer dans son rocking-chair.
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Innocence des animaux

Messagepar Diego Ortiz » Mar Mar 11, 2008 8:54 am

Remarquez que c'est lui qui semble croire nécessaire de protéger les animaux. S'ils avaient la même vulnérabilité que les humains que le film prétend qu'il a rencontrés quelques instants auparavant, ils devraient être tous morts, même le poisson rouge, car à l'évidence son regard à croisé les leurs.

A propos des murs, oui, il y a au moins trois bizarreries; j'ajouterais aux deux que vous mentionnez le dessin de cette figure inquiétante, aux yeux démesurés. Je me demandais si c'était un Assyrien, par exemple, et ce qu'il peut éventuellement symboliser.

Avec votre observation du rituel qui consiste à tourner un peu trop longtemps avant de s'asseoir, vous nous mettez sur une autre piste. Il se pourrait qu'il se fasse tout ce petit cinéma dans sa tête, par exemple, dans un accès de culpabilité mélancolique, où il se voit comme un tueur, un danger public. Le dernier regard sur les photos de famille, puis le fait de les déchirer avec une sorte de rage contenue, pourrait cadrer avec cette interprétation.

Enfin, le fait de rencontrer son double, dans la littérature romantique, annonce une mort immédiate. De la branche sur laquelle je suis assis, j'y peux voir aussi un phénomène que notre jargon désigne sous le mot "héautoscopie". C'est curieux, cela arrive à certaines personnes, mais je n'en ai jamais connu d'exemple personnellement. Cela entre dans le domaine des états de conscience modifiés, comme les expériences au seuil de la mort, de synesthésie, de déjà vu ou déjà vécu. Il y a assez souvent une base organique, cérébrale, en particulier l'épilepsie dans l'aura de la crise, les derniers instants qui la précèdent. Mais toutes sortes d'autres facteurs peuvent intervenir : psychédéliques et autres intoxications, etc.

En ce qui me concerne je ne privilégierais pas cette dernière piste.

L'enquête continue.
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Messagepar azul47 » Mar Mar 11, 2008 12:40 pm

Je viens de revoir le film. Un détail m'intrigue au tout début.

Sachant que :

- Le personnage est masqué lorsqu'il se trouve à l'extérieur.
- Que le couple qu'il croise porte des lunettes lorsqu'il le regarde.
- Que l'homme et la femme ne semblent affectés que lorsqu'ils enlèvent leurs lunettes, alors que le personnage s'est déjà éloigné.

Se pourrait-il que :

- Ce ne soit pas tant le regard qui tue, mais plutôt ce que le personnage projette.
- Que le fait de raser les murs le cache à la conscience des autres.
- Que les lunettes du couple aient agi comme une sorte de filtre.

Ce qui se passe dans l'appartement est aussi intéressant, si l'on considère qu'il peut symboliser l'intérieur de soi. Le personnage rase les murs lorsqu'il s'agit de colmater les issues vers l'extérieur (celles des limites de son propre monde ?) Le store est troué, et il tire le rideau. Le miroir est-il aussi un regard sur l'extérieur ? Les aspérités sur les murs sont-elles les failles de la limite de soi ? Et prend-il son pouls pour vérifier sa conscience de soi ? (Je dis n'importe nawak, là ! Je fais de l'interprétation sauvage ô_ô)
Les animaux font partie de son intérieur. Il y en a beaucoup : un chat, un chien, un poisson et un oiseau. Les animaux ont-ils conscience d'eux-mêmes pour être en danger face à la conscience de l'autre ? En les cachant ou en les faisant sortir, cherche-t-il à les cacher à sa propre vue ou à leur propre vue ?

Je remarque aussi que le dossier de la chaise représente des yeux, et que c'est le seul regard dont il ne cherche pas à se cacher. Les objets ne sont-ils pas un danger pour lui, car inanimés et donc sans conscience ? La photo épinglée au mur est aussi inanimée, mais elle est peut-être une projection de lui-même, raison pour laquelle il la déchire, bien que l'oeil épinglé ne soit pas celui qu'il a perdu. (là, je sens que je m'enfonce, lol)

Quant aux photos, j'ai trouvé intéressant qu'il les déchire en partant de la plus récente, comme si, en quelque sorte, il détruisait son passé en remontant le temps. Remarquez qu'il se balance en les regardant (un trait autistique, peut-être ?)

Puis, le balancement l'endort, et il se réveille en sursaut. Le sommeil est le moment où l'on perd la conscience de soi, du moins le contrôle. Il le perd tout à fait en s'endormant et se réveille face à lui-même. C'est bizarre, la première fois que j'ai regardé le film, j'ai eu l'impression qu'il en mourait. Je viens de regarder deux fois la fin, et ce n'est pas le cas. Il se cache le visage, mais regarde encore une fois. Accepte-t-il finalement l'image qu'il a de lui-même ?

Bon, j'arrête là mes divagations. La foule est appelée à l'indulgence. ^_^
Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas.
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Messagepar Romane » Jeu Mar 13, 2008 2:58 am

Plissé, raviné, inégal, sourdement sombre aux lueurs vacillantes, mur d’un monde de murs.
Enfermement.


Raser les pierres dans l’affolement du non-sortir, tourner en rond, avancer coûte que coûte, passer, repasser, dépasser, se surpasser, tenter, trouver la faille…

Et dans le regard de l’autre, trouver ma faille.

Afflolement. Il faut. Il faut. Il faut !

Clac.

Porte fermée. Cœur battant. Pouls pulsions. Tambour. Clac.
Alors, la marche lente entre d’autres murs, lèpre de leurs déchirures, lacérés , griffés, blafards, dans l’aigreur de leurs reliefs. Amertume.
Ombres. Lumières. Deux. Toujours deux. Deux par deux. Elles me regardent. Ils me regardent.

Censure.

Prisonnier. Acculé. Vider. Cacher. Retirer. Inlassablement vider cacher retirer inlassablement vider cacher retirer inlassablement inlassablement inlassablement encore encore encore. Clac. Pouls pulsions. Cœur battant. Tambour. Clac. Obsession. Vérifier. Tourner. Ombre. Lumières. Deux. Toujours deux. Deux par deux. Elles me regardent. Ils me regardent. Vider. Cacher. Retirer. Inlassablement . Censure.

Espace vidé, vide, espace. Réduit à espace néant. Espace néant. Néant.

Avec moi dedans.

Moi.

Insupportable.

NON.
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Messagepar voyelle » Mer Mar 19, 2008 6:36 pm

— je ne comprends pas, non je ne comprends pas. J'ai mal de ne pas comprendre, j'étouffe, comme on étouffe quand, quand, j'ai pas les mots, les vrais mots, comme eux, ils parlent bien eux, lui aussi, moi, je ne comprends pas, pas ce qui se passe, qu'est-ce qu'il fait ? Avant, c'était bi, enfin quand je dis aller, c'est manière de dire, car si je vous racontais ce qu'il faisait, bon, voilà qu'il bouge, bouge encore, maintenant il se balance, qu'est-ce qu'il fait ? Mais qu'est-ce qu'il fait ?
Ne plus bouger, ne plus bouger du tout, se faire oublier, disparaître, peut-être alors qu'il, qu'il... je n'arrive plus à trouver les mots pour dire, il s'approche, vite, tourner ma tête vers le mur, il doit croire que je ne suis pas là, que je ne le regarde pas, que je n'existe pas, que je n'ai jamais existé, il est passé, une seconde de gagner, c'est beaucoup une seconde, je ne sais pas ce qu'il va faire. Trouver les mots, je dois trouver mes mots, ce serait moins épouvantable si je trouvai les mots pour dire, tiens j'ai déjà trouvé : épouvantable, ce n'est pas si mal, pour ne pas mourir de sa folie, réfléchir, penser et penser, sans s'arrêter, j'ai peur, il avance encore, qu'est-ce qu'il fait ? Il déchire, il est fou, ne pas le dire, ne pas le penser, sinon cela est vraiment, il s'approche, encore tourner ma tête, qu'est-ce qu'il fait ? Tout est noir, il a mis un tissu sur ma cage, c'est mieux, je ne le vois plus, c'est mieux, c'est mieux, c'est mieux, non, ce n'est pas mieux, je me mens, j'ai encore plus peur, je l'entends, il est, non pas le dire, ne pas le penser, avant il était bien, je me souviens, il était bien, un homme tout simplement, mais voilà c'était possible de vivre dans cette cage, mais pas facile, pas facile du tout, trop petite, les barreaux, les, mais... mais là, vraiment, je peux plus, je ne peux plus, je sens que pour moi, c'est fini, pour lui aussi c'est fini, alors ? Qu'est-ce qui va se passer ? Je l'entends, je l'entends, ne penser à rien, ou penser le plus possible, à avant, avant, avant, qu'est-ce que je vivais ? les graines, l'eau, les graines, l'eau, ne penser qu'à cela, les graines, l'eau, les morceaux de fruits, penser qu' à cela, les graines, l'eau, je me balance, comme lui, comme lui ... Non, je deviens f... Ne pas le dire, ne pas le dire, non pas f... Il faut que j'arrête mon coeur, j'ai trop peur, je ne supporte plus, mon coeur arrête toi, s'll te plait, je ne peux plus, s'il te plait, arrête mon coeur, s'il te plait.
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