Matador prends garde

Jeux et créations par intéractions explosives

Messagepar voyelle » Ven Mar 21, 2008 6:01 pm

Alors ? Diégo Ortiz ???
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Echo des Montagnes

Messagepar Diego Ortiz » Ven Mar 21, 2008 7:38 pm

Journée de bourrasques. Feu dans la cheminée dès le matin pour accueillir les filles qui revenaient voir comment leur chat Sindbad, évincé pour cause d'asthme, se plaisait ici à la campagne. Il se plaît. Leur père avait insisté pour passer avec tout le monde sur le chemin de Pâques à la neige, en prétendant qu'aujourd'hui était exactement l'anniversaire du petit bandit tigré, ce qui est parfaitement vrai, mais enfin si on s'y met... enfin ici le chien s'appelle Zidane car il a pris refuge dans la maison au moment de gloire de son homonyme au Mondial 1998. Heureusement nous n'avons pas de poisson rouge. Je ne sais pas comment nous aurions pu l'appeler, et s'il aurait encore fallu mettre une goutte de champagne dans l'aquarium afin de le faire participer ?

Les volets fermés à cause de la tempête nous avons trinqué, à la lumière du feu et des chandelles, avec un champagne à la pomme et à la myrtille, puis à la pomme et au cassis. Ensuite avons fait une caravane jusqu'à une auberge agreste portant le nom joli d'Echo des Montagnes. Peut-être que sur l'autre façade il est inscrit Echo du Lac, ce serait logique, mais non, je ne crois pas, et de toute façon le vent était passé à cent à l'heure et la neige était en train de se mêler salement au crachin. On a mangé quand même le menu, vraiment lac et montagne, figurez-vous, avec de la féra au lard. Je croyais qu'il y avait un tabou sur ce genre de mélanges, eh bien non, apparemment. On apprend à tout âge.

J'ai montré aux petites comment les vieux d'ici, autrefois, mangeaient uniquement à l'aide de leur Opinel. Quand elles se sont détendues souriantes j'ai pris de leurs portraits par brassées, l'une me faisant les cornes pour faire rire l'autre, elles sont jumelles mais non identiques, portraits en noir et blanc et en couleurs vermeeriennes. Un peintre albanais de mes connaissances va en faire deux petits chefs-d'œuvre dans son style, mais chut, c'est une surprise. Des portraits, des portraits.

Ensuite cela s'est encore assombri dehors. Nous n'en étions pas arrivés aux desserts et le petit noir avait encore sur nous bien de l'avance, quand un téléphone alarmant est tombé de la montagne, trente centimètres de neige sur la route du val d'Anniviers. C'était une autre amie qui les avertissait. Une certifiée d'origine, une Valaisanne pour de vrai, mais qu'est-ce que vous voulez, elle roule en Alfa, et ça ne vaut rien l'hiver, ces machines-là. Mais cela s'assombrissait encore et il a fallu accélérer le mouvement. Les enfants n'avaient pas terminé leurs dessins et une légère menace orageuse pointait là aussi.

On a dû se dire au revoir à l'intérieur tant cela soufflait dehors, puis chacun a repris son chemin. Le mien menait ici. Pour y parvenir il faut tourner sous l'église. Nos vinaigriers cassés par le vent barraient la petite route. Je me suis battu contre eux à la scie et à la machette, et figurez-vous que c'est le jour où les gens choisissent de passer par là à la dizaine dans leurs limousines impeccables, ripolinées pour Pâques, salissant leurs roues dans le fossé d'en face pour se dérober aux rayures. La dernière était la fourgonnette des gendarmes, très civils ma foi, beaucoup moins humides que moi à ce stade, et qui m'ont même souhaité bon courage.

Enfin je me suis retrouvé dans cette chambre aux murs blancs, aux dimensions presque égales dans toutes les directions, au plafond de poutres et de planches séculaires, dont le seul chauffage est un petit radiateur à huile. Sindbad ayant profité de la confusion pour s'y faufiler, habitude que je préférerais qu'il ne prenne pas, mais enfin, anniversaire, visite de ses petites maîtresses, de ses anciens maîtres, vous lui auriez refusé une petite exception, vous ? Après tout elles sont parties à la neige et l'ont abandonné dans cette sombre maison qui craque et parfois semble osciller à cause de la tempête. Il est donc là. Il ronronne et garde une oreille pointée : je lui joue l'air de la danse sur le clavier.

Envie de rien faire avant d'être sec et réchauffé, j'ouvre l'Huître et fais un petit tour. J'étais plongé dans le diaporama que Becdanlo vient d'accrocher au mur de son salon, après avoir bien sûr signé les deux pétitions tibétaines qui y servent, en quelque sorte, d'escabeau. C'est alors qu'un phylactère sonore m'a signalé que vous requériez ma présence ici, cherre Voyelle, et me voilà.

Quid ? Dante ou Capoue, brique ou broque ? Bouque la Madonne, je n'ai point besoin de revoir le film, non plus sans doute, que de vous chercher le lien vers une autre danse, celle des petits pains ? Et en quoi ce qui vient d'être écrit sous la dictée du chat consonne et répond-il à l'implicite vers lequel pointe votre interpellation ? Ce Diego vaticine, allez-vous encore prétendre, c'est tout juste même si on n'a pas des fois le sentiment qu'il se fiche un peu du monde, qu'il nous mène en bateau, bref, en somme, mériterait qu'on la lui coince avec n'importe quoi d'un peu vert et dessalé, comme le cigare mouillé du scénario brouillé du radeau de la Méduse, mon enfant ma soeur, mais vous l'avez laissé filer cet ailleurs il me semble ?

Revenons à nos agneaux. Tout comme Marcel le Grand, grâce au portail du fond du jardin, voyait parfois se rejoindre, avec un coup au cœur, les côtés de Méséglise et de Guermantes, deux promenades pourtant séparées par une barrière radicalement étanche dans sa géographie mentale, j'ai éprouvé un curieux choc à me voir rappeler dans le scénario cauchemardesque de Buster Samuel, ici.

Le choc : il m'est venu à l'idée que malgré la tourmente j'aurais dû me donner la peine de contourner la façade de l'Echo des Montagnes afin de savoir si, de l'autre côté, tout comme dans nos assiettes le poisson et le cochon, le facétieux restaurateur n'avait pas cédé au désir d'un contrepoint transgressif, en faisant installer une enseigne de même taille, affirmant qu'ici on mangeait à l'Echo du Lac ? Qu'en pensez-vous ? Moi, cette question me bourrasque, elle me tourne dans la tête, j'ai beau me laisser entraîner comme une feuille morte, j'y reviens toujours depuis tout à l'heure. Et vous, Madame Voyelle ?

- Ne trouvez-vous pas, par exemple, que le petit cauchemar, pour ainsi dire, peut aussi nous pousser à rebondir vers son opposé, lorsqu'on le considère sous un certain angle ? Je vous livre ici une impression très forte que j'ai éprouvée, après l'anniversaire du chat Sindbad, les portraits indéchirables des fillettes, le diaporama de Bec'. Je vous la livre avec son minuscule contexte intime et personnel, et vous assure que le champagne aux myrtilles et au cassis n'avait pas un degré d'alcool et qu'en tout nous n'avons bu, sauf le conducteur (comme les temps ont changé), que deux verres d'un vin capiteux mais guère enivrant, enfin qui paraissait léger en comparaison avec le lard de la féra. Essayez, si vous voulez bien, de reconstituer pour vous-même ce parcours, et dites-nous s'il n'y a pas un effet curieux, revigorant. Oui ? Non ?

Le panorama de Bec, misère je voulais écrire diaporama mais en fait il s'agit bien aussi d'une sorte de panorama, a en effet exercé sur moi un effet presque magique. Je vais le décrire en beaucoup plus bref sur le fil, ou plutôt dans le salon du susnommé. Je vous y donne rendez-vous.
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Messagepar voyelle » Ven Mar 21, 2008 8:01 pm

Mais, enfin, Diégo Ortiz, déjà vous filez ailleurs, alors vous défilez vous ? En quelque sorte ?
:)
Oubliez vous ce fil ? J'en conviens prestement que mon interpelation en ces termes :
— Alors ? Diégo Ortiz !
n'était pas des plus précises :oops: Certes !!!

Maiiiiiiiiis, je l'avoue, elle avait pour objectif que vous tissiez un peu dans ce fll, quelques fibres, en lien avec ce petit film que vous y avez déposé !!! Il est intéressant d'en avoir discuté certes, mais après ?
En ce qui me concerne, je suis devenue - durant au moins quelques lignes - l'un des protagonistes.
— Alors ? Diégo Ortiz !

Suis-je plus claire ? :)

Amicalement,
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Messagepar Diego Ortiz » Ven Mar 21, 2008 11:42 pm

Mais non, je n'en rabats rien, et ne vous en sentez pas manquer d'air ni de sustentation. En beaucoup plus bref, je souhaitais mettre ici en valeur une autre manière de voir le film, à savoir, à partir d'un point de vue adverse. Je ne souhaite pas m'en expliquer longuement, car mon intervention précédente confiait littéralement, ou du moins essayait de le faire, l'impression que j'ai éprouvée d'avoir, de par votre injonction (mais cela aurait pu provenir de tout autre), de revenir à ce film, alors que personnellement je suis plongé dans un contexte différent. Je voulais partager une impression que je crois importante à prendre en compte, et non une théorie, ni a fortiori une réfutation ou une répudiation même du chef d'oeuvre de Beckett et de Keaton. Une intuition, la crête d'une petite vague sur fond d'Océan. A la mélancolie la plus noire réponse par des rêves, des minuscules expériences du jour. Le film, et ce qu'il vous a inspiré, et à moi, et à d'autres, demeurent parfaitement intègres, comme des nombres ou des points de repère. La vie n'est pas simple, ni la problématique posée dans ce truc compliqué dont j'ai posé le lien dans ce fil, m'adressant à des pairs, des égaux, voire des supérieurs : je voulais poser un problème. Quand quelqu'un me dit "de toute façon vous ne pouvez pas m'empêcher de me suicider ni me démontrer d'une manière crédible que la vie a un sens", et cela m'arrive plus souvent qu'à la moyenne des gens, par métier, que croyez-vous qui se passe au fond de moi, qui ne me suis encore jamais suicidé ? Un oncle mort il y a 10 ans, à 74 ans, et non dénué d'humour, d'un cancer affreux, me racontait ainsi sa rencontre avec l'accompagnante aux mourants rattachée à l'hôpital voire à la chambre dont il savait aussi bien que moi qu'il ne sortirait jamais, jamais, vivant. La femme l'aborde et lui demande ce qu'il pense de la mort et tout cela. La naïve. Il ne voulait pas la blesser. Il lui a simplement dit : "Comment voulez-vous que je réponde à cette question ? : je ne suis encore jamais mort." Elle n'est plus revenue. Il est mort. Nous, la famille, avons été là. Il est mort vivant. J'étais de garde le jour de son enterrement et n'ai pu m'y rendre. Ses enfants mes cousins et cousines m'affirment toujours que j'étais là. Non, je ne rabats rien, voyelle, rien. Je vous réponds simplement, et c'est le billet d'humeur du jour, que l'antidote des humains sensibles à la Dernière Chambre, c'est de croire en la vie dans ses aspects les plus triviaux, en apparence du moins. Ou plutôt : d'y participer, de s'y engager, même si nous savons parfaitement, par expérience davantage que par déduction à mesure que nous avançons en âge et en expérience, que le dernier Accroc, le geste des Parques, est ce qu'il y a de plus certain au monde. Nous sommes donc chacun contraint de nous positionner face à ce problème insoluble.

J'ai aimé votre texte. J'y ai répondu par un billet d'humeur plutôt que par une montée en puissance de nos exercices littéraires car en ce jour précis, la rencontre de votre rappel avec le minuscule contexte qui était le mien, m'a paru provoquer un effet d'absurde que je vis certes très souvent mais qu'il m'a paru plus important de partager avec vous plutôt que de respecter à la lettre un mot d'ordre du fil. Je ne crois pas que cela manque de pertinence, car j'ai pris le risque, en mettant en ligne ce petit film, de donner et d'encourager à donner dans le noir du noir. Je voulais dire tout à l'heure qu'il n'y a pas que cela.

Et puis vous me connaissez déjà un peu dans le cadre de nos échanges ici, chère Voyelle. Mes changements de niveau et de sujet n'attentent à la liberté de quiconque. Tout comme dans ma vie ordinaire et professionnelle, en tout cas depuis une décennie ou plus, je trouve plus fructueux de partager mes états d'âmes avec qui peut comprendre, plutôt que de suivre une ligne théorique.

Ce que vous avez écrit, je l'ai aimé mais dans le noir et blanc du film, reprend le noir, ce qui constitue l'argument manifeste de nos deux génies. Ce jour, à l'issue d'un petit enchaînement de circonstances, il m'a semblé acquérir un petit plus, que je voulais vous communiquer. Ne m'auriez-vous pas interpelé que je me serais peut-passé en boucle diaporama de Bec', dans une sorte de mouvement régressif (le rêve que je raconte réfère, soyons clair, à une position de régression fœtale, via peut-être un sentiment océanique, selon une certaine orthodoxie freudienne).

Que j'adopte un discours dissident par rapport à l'argument du film, chère Voyelle, se trouve justement au centre de ce que je conçois comme le centre d'équilibre de la résistance humaine au désespoir et à la mort, mais je l'aborde dans un esprit dialectique, remarquez-le je vous en prie : pas en niant le discours de l'Autre, et pas non plus en reniant l'œuvre ambigüe que j'ai pris moi-même le risque de diffuser ici.

Il n'y a pas de désaveu. Il y a apport d'une sorte d'antithèse (et s'il vous plaît dans un sens bien plus général que les exercices de style qu'on demande aux élèves adolescents). Le débat ne sera jamais terminé. Une part importante de la littérature et des autres arts porte sur celui-ci. Mais nous, qui sommes aussi des êtres humains et donc des acteurs absolument concernés, nous pouvons nous permettre d'envisager le problème du sens de la vie sous plusieurs angles, voire de nombreux, d'innombrables.

Bref, je n'ai pas posé de piège. Le Défi demeure le même, et je sais bien qu'il ne peut inspirer les foules, pour des raisons impératives. Mais dès la première image on entre dans un monde dans lequel la question de l'aveu et du désaveu se posent de manière entièrement différente. S'il vous plaît ne vous sentez donc pas trahie. Il est vrai qu'en me positionnant autrement qu'il y a trois semaines par rapport à cet objet particulier, ce film, je pourrais avoir l'air de vous couper l'herbe sous les pieds. Aujourd'hui, et cela pourrait parfaitement changer en fonction des rêves de la nuit à venir, j'ai eu l'intuition d'un nouveau point de vue. Je l'ai donc partagé, et sans aucune intention d'offusquer qui que ce soit. Au contraire, je vous convie à vous intéresser à ce point de vue, voire à le réfuter si nécessaire. Nos dialogues n'en seront que plus riches. Beckett et Keaton sont morts depuis longtemps, mais nous avons encore de la vie à vivre.
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Messagepar azul47 » Ven Mar 21, 2008 11:50 pm

Diego, j'aimerais vous demander, avec toute la simplicité qui est la mienne, et bien que cela n'ait rien à voir avec le fil : Comment Diable faites-vous pour parler autant !
Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas.
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Messagepar Romane » Ven Mar 21, 2008 11:51 pm

Il pose ses doigts sur le clavier. Et je lis. Sans jamais en perdre une miette.
:lol: :wink:
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Messagepar azul47 » Sam Mar 22, 2008 12:01 am

Romane a écrit:
Il pose ses doigts sur le clavier. Et je lis. Sans jamais en perdre une miette.
:lol: :wink:

C'est bien ce qui m'inquiète : je perds quelques miettes, et du coup, je ne sais plus quoi répondre. :?
Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas.
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Messagepar Romane » Sam Mar 22, 2008 12:05 am

C'est normal. Il en dit tant que ça foisonne dans la cabeza. J'adore !
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Messagepar Diego Ortiz » Sam Mar 22, 2008 1:00 am

Mais ola! cabezinettes, n'oubliez donc pas qu'il y a un Méduse à renflouer, por favor. Y buenas noches si no nos encontramos otra vez esta tarde.
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Messagepar Romane » Sam Mar 22, 2008 1:12 am

Yé pondou moun texto senior !
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Schmilblick

Messagepar Diego Ortiz » Sam Mar 22, 2008 2:08 am

Muy bien. Esta flotando, que no es mal, porque se trata de une varidad de barco. Pero estoy pensiendo en la musica. Por supuesto te recuerdas de la del Titanic, a los ultimos momentos antes de qué se hundia. Porqué no introducir un tipo de tango, por ejemplo, o una simphonia, o alguna tonteria genial ? Nosotros somos asi, que no nos gusta desaparecer sin algo de furor, dolor, mal tiempo, y sobre todo ardor, luz, y tintamarre.

Quand on en a jusqu'au cou et que le cigare est mouillé, c'est le moment d'invoquer Cervantez Euridipe et Allah, sans préjuger d'autres options, car la mer, je ne sais pas si vous avez déjà goûté, c'est à gerber si l'on ne chante pas assez fort et qu'on la laisse entrer.

Enfin, moi je passais par là et à voir les zigues dans le noir à chercher à mains nues de quoi faire des crêpes acceptables, cela m'a fait autant de peine que les vendeurs de chouchous sur la mer du nord au moment des équinoxes. Il ne s'agit que de mon imaginaire personnel, et vous savez combien il est plus ou moins objectif et tendancieux.

Enfin je vous aime bien, scélérates qui tirez les fils, et ne désespère pas encore que vous nous ameniez finalement à bon port. Enfin, je ne crois pas que Jacquelyne et Moâ soyons d'accord sur l'idée même de ce que pourrait être un bon port, c'est pour dire la difficulté que j'imagine dans laquelle vous êtes : trouver un port qui ne fera pas l'unanimité, ce qui arrivera à tout coup, ou bien une femme dans chaque port, ou bien, mieux encore, un port dans chaque femme, mais là cela ne me semble pas terriblement sur la voie des affaire qui gagnent.

Bon, c'était pour faire avancer le schmilblick.
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Messagepar Romane » Sam Mar 22, 2008 3:18 am

Yé sens qué yé vé fairoune déclarachione d'amor poublique. Cet hombre mé fé rirrrré ! :lol: :lol: :lol: :lol:

PS : tout va bien, Diego ? Tu danses avec les arbres ?
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réponse express

Messagepar voyelle » Sam Mar 22, 2008 8:54 am

Bon, j'ai compris le message :D
Je reviens sous peu sur le radeau, là, impossible, je suis au boulot, donc il ne faudrait pas exagérer tout de même, j'ai effectivement autre chose à battre, façon de parler ! Je ne bats personne...Les gens se battent tout seul, pas besoin de moi... :)
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Messagepar voyelle » Sam Mar 22, 2008 7:53 pm

Désolée de cette expression qui laisse un peu à désirer ! Ce manque de courtoisie peut être sujet à interprétation négative ! Sous les multiples tâches, j'en ai rajouté une belle tache par ce langage trop parlé !
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Messagepar voyelle » Sam Mar 22, 2008 8:52 pm

Je vais tenter de vous réponde Diégo Ortiz, lorsque je dis tenter, c'est parce que vous êtes un homme possédant une belle assise intellectuelle ainsi que de solides convictions. Votre plume, ou plutôt vos doigts jonglent avec la réthorique. Je serais, de mon côté beaucoup plus sobre, plus... voyelle en quelque sorte. Car évidemment, je ne vais pas tenter d'être vous, j'ai eu assez de difficultés à devenir moi, des années, il faut, et même beaucoup plus... Mais là, n'est pas la question Diégo.
Quand, je vous ai interpellé, c'était simplement, en effet, pour qu'à votre tour, vous posiez vos mots souvent surprenants du reste. Je fais de même dans les défis ou dans d'autres situations. Le : "Et vous ?" ou le "Et toi ?" m'est indispensable. Est indispensable. Le souci de l'autre, des autres. Je ne suis pas seule, et je n'en vois nullement l'intérêt d'être seule dans un lieu d'échanges. (cela serait absurde, non ?) Mais... Peut-être qu'un peu de schizo m'aiderait ??? Je vais y réfléchir, et... tenter de le devenir, éventuellement dans le cadre d'une formation professionnelle future ?
"Comment devenir schizophréne en vingt leçons." Je m'égare et je dis n'importe quoi, cela aussi m'est indispensable de dire de temps à autre n'importe quoi. (Ceux qui ne me connaissent pas peuvent sursauter, cela m'arrive, et je vous avoue, m'amuse, j'évite le plus possible de rater les occasions de rire.)

Vous proposez un film, Diégo qui peut amener un échange interactif d'écritures. Puis, finalement, vos pas se dirigent plutôt vers une réflexion du film lui même. Pourquoi pas ?

Cela ne me trouble en aucune manière, vous dites :
pas en niant le discours de l'autre, je n'ai pas posé de piège, ne vous sentez donc pas trahie

Pourquoi voulez-vous que je me sente trahie ?
Ou piégée ?
Non, je ne suis pas aussi fragile, n'ayez crainte, arrêtez de vous justifier durant des lignes et des lignes !

Vous savez, il y a un peu de désordre dans certains de ces fils, et je pense vraiment que ce type de désordre amène d'autres formes de création plutôt inattendues tels ces échanges que nous avons concernant un "mal /entendu". Mai 68 dans le désordre de la rue, la création a été au rendez-vous.
Regardez, lorsque j'ai proposé :
"l'objet dans le papier marron" mon explication pas suffisamment précise a amené d'autres formes d'écriture.
Votre respect de l'autre vous honnore, en tout cas merci d'être aussi attentif, mais si je puis me permettre... J'ose ? ou je n'ose pas ? Bon, j'ose !
Gagnez un peu en légèreté et arrêtez de vous faire autant de noeuds dans le cerveau.

Je vous avais prévenu, mes mots sont vraiment très sobres ! :) (Mais non sombres, là est l'essentiel)

Amicalement,
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