EXERCICE 4 - LA FLEUR DU PRESENT

Exercices et trésors d'imagination sur consigne

Messagepar Ishtar » Dim Fév 03, 2008 5:08 pm

Diego Ortiz a écrit :
Citation:
Sept ans d'internat catholique ont sans doute laissé des traces mais je ne suis pas pratiquant. Pourtant il m'arrive d'envier les moines, et surtout ceux qui pratiquent dans la réclusion, Chartreux, Trappistes. Ou plutôt, en dehors des contraintes vénielles

Envier ceux qui pratiquent dans la réclusion !
Certainement pas !
D'après eux, pour accéder au salut, il faut mépriser tout ce qui rappelle notre condition corporelle -> la glorification de l'ascèce et de la virginité.
Le moine qui entre au monastère doit laisser son corps à la porte. La chair ne peut que le divertir de sa quête de la vérité.
Heureusement, qu'il existe quelques philosophes pour rappeler qu"un esprit sain est indissociable d'un corps sain"... alors la chair n'est pas complètement négative, elle serait aussi notre instrument de salut.
Après tout "sans les relations sexuelles, comment se ferait-on des relations"

Désolée, je voulais un peu "spiritualiser" ce fil en me remémorant "les fleurs du mâle" de Christian O:)
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Nobles Vérités

Messagepar Diego Ortiz » Dim Fév 03, 2008 5:59 pm

A nouveau, je suis entièrement d'accord avec vous. Vos interprétations ne sont pas les miennes, mais justement, il y a place pour la pluralité.

La jouissance sans entraves, par principe, avec les efforts et les aménagements de la vie qu'elle suppose, constitue aussi une sorte d'ascèse, d'un certain point de vue. Je me souviens combien nos soixante-huitards nous emmerdaient avec leur libération sexuelle et leur propension au naturisme littéral. Nous voulions davantage de romantisme, nous, la génération qui les suivait seulement de quelques années. Des entrechats, de petites étapes confondantes et empreintes de douceur. Non. Vous aviez seize ans et on vous imposait la pression de jouer nu au badmington sur la plage, avec pour adversaire une beauté sculpturale et délurée. Quelqu'un remarquait une réaction physiologique impossible à cacher de votre part, et vous proposait immédiatement de vous prêter sa chambre. Sympa, mais un peu court, et cela ne donnait pas grand chose question relation humaine. Le sida n'est venu que presque dix ans plus tard changer la donne. Il y a maintenant des groupes de néoconservateurs et de cinglés divers qui prônent la continence et la virginité. J'aimerais bien savoir comment ils se débrouillent eux-mêmes.

Quant à envoyer Ishtar au couvent, pour voir, je ne serais pas contre cette idée. Je l'avoue tout de go, remarquez, uniquement parce que vous avez l'air de me la prêter. Elle ne me serait pas venue spontanément. Elle m'est inspirée par les véhémentes interventions dont vous faites suivre les miennes sur ce fil. Ah oui, de drôles d'idées, celles que vous me donnez là. Et je suppose que je puis m'attendre au pire dans votre prochain message. Mais tout cela est un jeu, n'est-ce pas ? C'est notre petit bal, et les défis que vous lancez ne sont pas désagréables. D'ailleurs, voyez, je me jette littéralement dessus aussitôt que je les découvre.

A ce propos j'aurais, mais sur la pointe des pieds vraiment, une petite suggestion. Ne serait-il pas agréable de remplacer "Exercice 1", puis "Exercice 2" et ainsi de suite, par de petits titres engageants ? Je n'ai pas dit tigres enragés. Nous avions au piano la méthode Czerny, avec ses exercices à chiffres, mais aussi "Le Gai Laboureur". On pourrait tout imaginer, à votre discrétion : "L'Angélus", "La Trinité", "Sainte Rita"... - Et même si vous teniez à nous surprendre, ces titres ne pourraient-ils pas être donnés a posteriori, une fois l'exercice passé ?

Amicalement,
D.O.
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Messagepar Ishtar » Dim Fév 03, 2008 6:35 pm

Diego Ortiz a écrit :
Citation:
Quant à envoyer Ishtar au couvent, pour voir, je ne serais pas contre cette idée

Se retirer du monde et se faire anachorète ne constitue pas à mon sens la voie royale menant à la sagesse.
Le judéo-christianisme a fait fausse route en voulant punir et ligaturer le corps par des tabous... alors que toute une partie de la philosophie ésotérique a permit d'accéder à la spiritualité par l'amour physique (la "voie humide" des Alchimistes, le trantrisme indien,...).
Le catholique n'a toujours pas compris que l'épanouissement spirituel de l'homme passe par son épanouissement existentiel. On ne trouve pas Dieu en se retranchant du monde mais dans l'Amour de l'autre, y compris dans la jouissance amoureuse... et je ne parle pas ici de la libération totale des moeurs que vous avez connu Baba Diego mais... bien du fameux Feu Sacré
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Messagepar Christian Domec » Dim Fév 03, 2008 10:38 pm

Bonsoir,
aminelicia a écrit:
Il s'agissait tout simplement d'un temblement de terre ayant duré à peine une dizaine de secondes.

J'ai été distrait...
J'espère que tout va pour le mieux.

Christian.
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Messagepar voyelle » Dim Fév 03, 2008 11:37 pm

La fleur du présent dit-elle, Ishtar, la fleur du présent...

Il est affiché exactement en fleur du présent, quand les touches claquent, et craquent, 21.50. La nuit a léché toute la campagne. Dans fleur, il y aurait presque le mot :"félure" il suffirait de rajouter un "e". Dans le sud, les "e" ce n'est pas ce qui manquent, pour arrondir les mots, pour leur offrir plus de raisonnance ou de raison...
De fait, nous ne disons pas un pneu comme vous tous, mais un peneu.
D'aileurs, je me souviens qu'une fois, je devais justement aller en acheter.
J'avais donc décidé, je ne sais pourquoi, de quitter un instant un peu cette culture, et ces repères.
Probablement pour "faire bien". pour me sentir importante. Donc d'une voix puissante, j'ai crié :
— Je pars acheter des pneux.
Il y a eu comme un blanc.(en effet, Je ne savais plus très bien, pourquoi, et pour quelle raison je partais.) Alors, très vite, j'ai compris, qu'il ne fallait pas ainsi gommer son présent, sa fleur du présent. Adroitement, j'ai chanté (ou presque) :
— je pars acheter des peneux.
Là tout était rentré dans l'ordre. Comme une partition. C'était superbe. Mes peneux furent solides, et je les ai gardés fort longtemps. Lorsque je rencontrais des flics, dans mon sens interdit habituel, je n'avais pas besoin dévoiler mon épaule pour faire du charme, non, simplement, je montrais mes peneux, ies agents les regardaient, heureux.

Tout cela pour dire, que fleur ou félure, c'est presque pareil, alors, c'est peut-être d'une félure dont il s'agit quand on écrit et que l'on est un peu fatigué, que le cerveau ne dit plus : Attention, là, ils vont vraiment être inquiets pour toi, reste dans les normes, ils risquent de demander une H.D.T. !! Mais qu'est-ce donc me diriez vous ??? Monsieur Ortiz le sait, il s'agit d'une Hôspitalisation à la Demande d'un Tiers, bien que là, je pense qu'l y est beaucoup de tiers, cela ferait même de nombreux entiers. Plus que cela même.

Rassurez-vous, je vais bien, je fais le choix du non contrôle. Ecrire autrement, pas dans mon registre habituel. N'est-ce pas cela aussi l'écriture. Apprendre à ne pas se contrôler, paradoxe.
"Contrôler que l'on ne se contrôle pas."

Fleur, ou félure, je vous le dis, c'est presque pareil..
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Messagepar Romane » Dim Fév 03, 2008 11:39 pm

Ah non ! Pas de réclusion ! Pas d'enfermement ! Le ciel tout entier à manger, et l'océan, et l'air à croquer et l'herbe à mâcher en respirant l'odeur de la terre, et l'amour à faire et à recommencer, et toutes les musiques du monde, et la grâce des chorégraphie, les mouvements d'un vol d'oiseaux, le chant des cornes de brumes, les sourires à capter, les yeux pour y plonger, les mots sans barbelés, sans entraves, rien pour empêcher de marcher, curiosité, envie, désir, volonté, pas de réclusion !

Je vous lis avec beaucoup d'attention. Tant de choses à dire, mais trop de bousculades !

Je est important ! Sans je, sans moi, qui sui-je ? Ne serait-ce que le couloir de passage des émotions, sensations. Ne serait-ce que la mémoire ! et puis l'espérance parfois.

Sans je, rien n'est rien ! Le caillou est "je", chaque "je" représente le centre de l'univers, et ce centre est partout et encore partout. Vertigineusement, follement partout et peut-être est-ce cet inimaginable, hors de nos balises rationnelles, qui fait qu'on peut se raccrocher à quelque chose de plus fou que l'absurdité de ce que nous faisons de la vie...

Merci vous deux. Je vous ai emportés dans mon coeur, toute la journée.
Tard, mais vivante.
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Messagepar Ishtar » Lun Fév 04, 2008 8:30 am

voyelle a écrit :
Citation:
Dans fleur, il y aurait presque le mot :"félure

"La fêlure du présent
Cela me fait songer à la temporalité. Philippe en avait déjà fait mention dans son commentaire un peu plus haut.
Il est exact que l'instant présent est un paradoxe car il est très vite souvenir.
Deleuze n'avait-il pas dit : "Toujours déjà passé et éternellement encore à venir"
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Messagepar Christian Domec » Lun Fév 04, 2008 9:33 am

Bonjour,
voyelle a écrit:
Fleur, ou félure, je vous le dis, c'est presque pareil..

L'auteur des Fleurs du mal n'a-t-il pas écrit La Cloche fêlée ?

II est amer et doux, pendant les nuits d'hiver,
D'écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s'élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume.

Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
Jette fidèlement son cri religieux,
Ainsi qu'un vieux soldat qui veille sous la tente!

Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits,
Il arrive souvent que sa voix affaiblie

Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie
Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts
Et qui meurt, sans bouger, dans d'immenses efforts.


Christian.
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Messagepar Diego Ortiz » Lun Fév 04, 2008 9:41 am

Je suis parfaitement en accord avec vous, chère Romane :

Citation:
Le caillou est "je", chaque "je" représente le centre de l'univers, et ce centre est partout et encore partout. Vertigineusement, follement partout et peut-être est-ce cet inimaginable, hors de nos balises rationnelles, qui fait qu'on peut se raccrocher à quelque chose de plus fou que l'absurdité de ce que nous faisons de la vie...


Ces beaux petits (et grands) mots, tirés de leur contexte, je ne voudrais pas les trahir, en faire les instruments de ma propre pensée, si une telle chose existe. Le "je" est partout et c'est bien ce qui produit ce résultat extraordinaire que le "je" se trouve aussi là où on ne l'attendrait pas si l'on se limitait aux frontières conventionnelles de l'Ego. Les moments de contemplation constituent de précieuses exceptions à la faveur desquelles les frontières ordinaires du moi, celles qui nous sont dictées en général de l'extérieur afin de nous rendre fonctionnels dans un ensemble social en fin de compte assez restreint, sont dépassées. C'est pourquoi sans doute on a parlé de "sentiment océanique", autrement dit de fusion avec le tout, le cosmos. Vous ai-je déjà dit que j'avais séjourné quelque temps chez les Tibétains il y a plus de vingt ans et subi sans m'en rendre compte l'effet du moule de leur culture, qui m'a hébergé avec une bienveillance que je n'ai connue nulle part ailleurs ? Je ne suis pas devenu bouddhiste pour autant, mais cela a produit en moi une lame de fond qui me rend, avec le passage des années, de plus en plus sceptique quant à la conception occidentale du moi, du je, de l'Ego, et du libre arbitre. L'individualisme extrême de toute mon existence, à ma surprise, a mis en quelque sorte de l'eau dans son vin, et cette dissolution relative constitue un bonheur que j'ai tenté de partager, plus haut, avec sans doute quelques maladresses, mais au fond, aussi, tendresse.

Quant à la question de la réclusion, j'y suis tout à fait allergique quand elle est imposée par un tiers, pour quelque raison que ce soit. Et il en va de même de l'expulsion des gens du corps social, ou des idées qui courent du corpus de la pensée. Toutes les idées s'ensemencent et prolifèrent comme la forêt primitive, dont nous finissons par tirer les pensées, les mots, ce qui a l'air de nous faire nous-mêmes aux yeux des autres suivant le point de vue qu'ils adoptent pour nous regarder. Malheureusement beaucoup de ces tiers font preuve de bien peu de discernement et vous réduisent à quelques traits typiques seulement. Ils sont ensuite susceptibles de vous situer par rapport à une norme, et suivant la distance, de vous envoyer à l'hôpital, au camp de concentration, ou plus prosaïquement de vous envoyer une balle dans la tête. La plupart des tiers n'en font pas autant, bien sûr, mais vous incluent ou vous excluent de leurs salons selon les critères absolument arbitraires que leur dictent les parties les plus bornées de leurs petits egos. Les salons instituent aussi des rapports d'exclusion entre eux sur la base de ce que l'on appelle le narcissisme des petites différences, encore du vocabulaire psychiatrique si vous voulez, mais qui exprime assez bien les dégâts ordinaires de l'investissement exagéré du moi, cette fois collectif.

C'est l'intolérance ordinaire. On la croise à tous les coins de rue, tout au long de la vie. Elle fleurit à notre époque, entre autres sous la forme d'une xénophobie meurtrière, contre laquelle j'essaie de lutter depuis ma faible position, sans espoir de succès personnel, et en déléguant forcément des fonctions de mon ego à d'autres personnes et d'autres instances dans le réseau, où les idées individuelles n'ont d'utilité que si elles sont acceptables et applicables. Cela n'empêche pas, bien entendu, de conserver ses propres idées, voire ses folies. On n'est pas obligé d'être tout le temps utile. Ni même actif. Ni réactif.

J'ai laissé passer du temps depuis hier avant de me décider à écrire ou non un message dans ce sujet. D'une façon ou d'une autre, et je ne suis pas en mesure de savoir de laquelle, le partage sincère d'une expérience personnelle de prise de distance par rapport à la notion de moi en Occident, une expérience qui constitue d'ailleurs la norme prédominante dans les mondes non occidentaux, semble avoir déclenché ici une tempête de protestations, qui se fondaient sur des arguments qui d'ailleurs n'avaient rien à voir, de mon point de vue, avec mon propos initial. J'ai donc dû mal m'exprimer quelque part, et prie ceux qui ont pu se trouver blessés par cet écart involontaire, d'accepter mes excuses.

Amicalement,
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Messagepar aminelicia » Lun Fév 04, 2008 10:51 am

Bonjour

On dirait qu'avec votre plume, vous labourez tous des champs et qu'à chaque passage de votre charrue, il y a des épis et de la verdure qui jaillissent spontanément de la terre, comme par magie. Ils n'attendent pas le printemps car le printemps est déjà là, dans vos mots, dans vos phrases que vous sortez de votre chapeau de magicien et de votre imagination fertile.
Leur beauté résulte aussi bien de leur agencement que de leur inspiration. Vous avez tous vraiment du talent. Et cette faculté d'inventer et de réinventer la réalité dans son passé, dans son présent et dans un futur qui n'est plus futur, porte en elle des émotions potentielles en perpétuelle mutation. Merci pour nous donner du rêve.
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Messagepar becdanlo » Lun Fév 04, 2008 4:43 pm

Concentrez-vous sur ce qu'est votre présent au moment où vous découvrez ce sujet et laissez fleurir votre imagination.

Je viens de lire ce fil d'une seule traite!
Je vous avoue que je me sens un peu sonné
J'ai reçu des bouffées d'air de l'Himalaya
Mais aussi des bribes de rêves
Qui sont aussi parfois les miens.

Je viens de lire ce fil d'une seule traite!
Je n’aurais pas dû
Une balade en montagne pour prendre des photos
La sensualité comme voie de libération
Et puis il me faut rendre une visite !

Je viens de lire ce fil d'une seule traite!
Je me sens maintenant angoissé
A qui devais-je rendre visite ?
Dans un asile... je crois bien
Mais je ne connais personne dans ce genre d'endroit?

Je viens de lire ce fil d'une seule traite!
Il faut que je sorte, que j'aille marcher
D'un pas agile et souple il faut que je traverse la ville
C'est là-bas que ce trouve l'asile
Là-bas je me retrouverais c'est certains!

:wink:
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Messagepar voyelle » Lun Fév 04, 2008 9:49 pm

Diégo a dit
"quand à la réclusion, j'y suis tout à fait allergique quand elle est imposée par un tiers..."

Je pense vous avoir éventuellement blessé ?
Ou j'interprète ?

De fait, je suis ennuyée, car je ne voudrais pas que mes propos précédents soient perçus comme une éventuelle "attaque" ou provocation quelconque. Il n'y a eu aucun sous entendu à propos de l'H.D.T. Aucun. Il s'agit d'un texte, tout simplement, avec un brin d'ironie, mais en aucun cas dirigée vers vous, Diégo Ortiz, je ne me le permettrais pas, d'autaunt plus que je ne vous connais pas. Cet humour était donc dirigé vers moi même. Bossant, en effet, dans le social, il m'est arrivé d'être amenée à devoir solliciter (en effet) une HDT dans des situations, bien évidement très particullères, extrêmes, pour ne pas dire dangereuses...

La communication est vraiment obstruée par une quantité phénoménale de philtres... Que c'est complexe...
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Messagepar Ishtar » Lun Fév 04, 2008 11:03 pm

voyelle a écrit :
Citation:
La communication est vraiment obstruée par une quantité phénoménale de philtres... Que c'est complexe

Certaines personnes possèdent un réel rétrécissement mental qui rend l'esprit étroit et rigide mais je peux vous assurer voyelle que ce n'est pas le cas des membres de ce site...
Une rigidité mentale nuit à l'activité créatrice et celle-ci repose principalement sur la capacité d'explorer de nouvelles possibilités, de nouvelles significations et surtout d'établir des liens inédits... elle ne peut donc pas avoir sa place parmi nous
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Je suis d'accord avec tout ce que vous dites

Messagepar Diego Ortiz » Lun Fév 04, 2008 11:27 pm

Nous nous faisons réciproquement des excuses, en somme, pour des offenses que nous n'avons pas commises mais des propos qui auraient pu paraître équivoques à d'autres. Voilà qui nous honorerait si l'enjeu était de réussir un spectacle, mais qui ici, comme le dit Ishtar en terminant, constitue un véritable pacte pour notre partenariat de création.

Je suis d'accord avec tout ce que vous dites.

Certains échanges au ton un peu vif m'avaient fait penser que j'avais peut-être, par inadvertance, blessé quelqu'un. Je m'en étais excusé. Vous me rassurez sur ce point. Et je vous rassure sur le même, d'ailleurs. J'apprécie justement la liberté de parole, salutaire, éolienne, qui seule permet d'extraire du plus profond de nous mêmes les essences fragiles et subtiles, puis d'oser leur accorder de s'exprimer.

Il demeure que je dois être le plus néophyte, ici, en matière de relations virtuelles. Les philtres et les filtres dont il est question me paraissent bien plus prégnants que dans les relations en face à face, même occasionnelles. C'est comme débuter dans une langue dont on ne connaît pas encore les nuances. Entrer dans un salon dont on ignore les usages. Etre un Persan à Paris. On écrase des brodequins et on loue le champagne alors qu'on n'en est qu'au bouillon. On casse les verres à la russe. Le lendemain on se lève avec un mal de tête et une impression de flotter dans des eaux saumâtres. J'aimerais qu'une prochaine fois nous cessions de nous adresser des excuses mais que nous riions de nos impairs à nous en taper les cuisses. Cela ne se fait pas de se taper les cuisses ? Alors que nous riions à la vénusienne ou à la néanderthal, pourvu que cela pétille.

Très amicalement à tous, et en tenant à répéter mon admiration pour la tenue de ces communications et ma volonté de la maintenir, j'adresse mes saluts, dont je laisse à chacun le soin d'imaginer l'intonation et le mouvement.

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Messagepar Ishtar » Lun Fév 04, 2008 11:38 pm

Juvénal dirait pour conclure : "Nunquam aliud natura, aliud sapienta dixit"
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