SEMAINE 5 - le tournant du match

Exercices et trésors d'imagination sur consigne

SEMAINE 5 - le tournant du match

Messagepar Philipum » Jeu Mar 06, 2008 7:00 pm

La consigne :

Décrire une scène d'un match épique dans un tournoi. Il faut du suspense !

À vos plumes :wink:
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Messagepar Ishtar » Jeu Mar 06, 2008 8:13 pm

C'est le Moyen Age. Non loin d'un château, se déroule un tournoi épique. Les chevaliers sont en cottes de maille et casqués. Ils ont des lances à la main. Les chevaux sont carapaçonnés.
Le combat a lieu dans une vaste prairie, sous le chaud soleil de juillet.
J'entends les chevaux qui piaffent et les cris menaçants des chevaliers me percent les oreilles, les coups sur les boucliers me donnent la chair de poule.
Je m'encours et m'allonge dans les tiges hautes d'éclatants coquelicots qui bordent la prairie où se déroule le tournoi.
Je me sens bien, mon champ de vision se réduit au mince filet de ciel bleu sur lequel se détache les belles fleurs rouges.
Tout près, j'entends le bruit des sabots des chevaux et la voix en furie des chevaliers.
Brusquement, parmis tous les cris, il en est un qui me fait dresser l'oreille : "Carine ! Où est Carine ? Quelqu'un a vu Carine ?"
J'entends que le combat s'arrête. Des respirations essouflées m'arrivent aux oreilles : "Non, on ne l'a pas vue !".
Une silhouette dans une armure lance un véritable cri de guerre : "Trahisson ! Elle nous a trahis ! Retrouvons là !".
Alors, toujours derrière ma muraille de coquelicots, je vois s'unir les chevaliers pour me mettre le grappin dessus.
Ils courent de tous côtés, ils hurlent à la trahisson, ils me souhaitent la mort. Finalement, tous filent dans la même direction. On me croit partie dans la forêt qui longe la prairie du tournoi.
Le calme revient. Je souris béate et réjouie. Au-dessus de moi, un souffle léger berce les coquelicots.... soudain, je réalise que ce n'est pas le vent mais le souffle d'un bel étalon alezan. Il est magnifique, sa robe satinée luis au soleil. Il est doté d'un membre à faire verdir d'envie tous les chevaliers moyennâgeux et à faire frémir d'effroi la plus lascive des vieilles filles....
Soudain, je me réveille. Tout ceci n'était qu'un rêve et je me retrouve là, paralysée de passion sensuelle
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Messagepar Marianne » Ven Mar 07, 2008 7:41 am

A propos de tournoi, un grand se déroulera le week-end du 20 juillet, dans ma ville, Boulogne-sur-Mer, qui regroupera les meilleurs jouteurs du monde entier : un tournoi de plus de 30 cavaliers venus des USA, de Nouvelle-Zélande, d'Angleterre, d'Allemagne, de Belgique, de France et j'en passe, dans un rassemblement multi-époques : camps Romains, Vickings, Napoléonien, médiéval et guerres mondiales.

C'est à ne pas rater si vous passez par là.

Même pour nous, c'est une première aussi importante que le camp de Franchimont et la prise du château, mais là le public ne pouvait pas être, A Boulogne, c'est en public que cela se fera.
J'espère que vous ne m'en voudrez pas de la digression.
Bonne journée à tous
M
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Messagepar Ishtar » Ven Mar 07, 2008 8:31 am

20 juillet ! Malheureusement, je serai chez mes parents... plus au sud.

Ta confrérie et Dame Mahaut participeront-ils ou serez-vous de l'intendance ?
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Messagepar Marianne » Ven Mar 07, 2008 8:40 am

Ma compagnie, les Chevaliers du comté de Boulogne, organise la partie médiévale du festival multi-époque, et donc met en place les conditions du tournoi, mais celui-ci fait partie du calendrier officiel de la ligue internationale de joute médiévale sous le titre "Tournoi des "hauts de France"".

Dame Mahaut pourrait en être le "héraut d'armes". :wink: à confirmer...
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Messagepar aminelicia » Ven Mar 07, 2008 11:30 am

Nous étions tous les huit à Tamanrasset quand nous recûmes la terrible nouvelle : Les Martiens allaient débarquer en plein cœur du Sahara. C’est Ishtar qui nous avait prévenus de cette invasion d’extra-terrestres grâce à un appareil sophistiqué qu’elle avait ramené de Vénus. Le message qui s’était affiché sur l’écran de son ordinateur était bien clair : dans moins d’une semaine, les envahisseurs allaient prendre possession de notre planète. Il fallait à tout prix prévenir Alger. Mais comme par hasard, toutes les télécommunications téléphoniques et radio avaient été bloquées par une force inconnue. Même les voitures et les avions ne voulaient plus démarrer.
Il nous fallut donc parer au plus pressé et prendre l’attache de nos amis de l’oasis bleue, à savoir les Touaregs pour leur emprunter huit méharis. Ces bêtes avaient la particularité, avec un peu d’eau et de nourriture stocké dans leur estomac, de traverser tout le désert sans encombre. Ainsi bien pourvus en ravitaillement et en eau, moi et mes compagnons, confortablement assis sur nos montures, allions devoir affronter pendant plusieurs jours, les rigueurs climatiques du Sahara pour arriver à bon port. Mais chacun d’entre nous voulait avoir le privilège d’être le premier à prévenir le monde entier des dangers qui le menaçaient. Nous dirigeant d’abord vers le Nord pour atteindre l’oasis rouge de Timimoun, nous avions dû bifurquer vers l’est pour éviter l’imposante masse du Hoggar culminant à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme je connaissais mieux la région, je m’étais promis de devancer mes compagnons et de les coiffer au poteau en arrivant le premier à Alger. La compétition en valait la chandelle. Il m’était facile de leur fausser compagnie au moment propice, d’autant plus qu’arrivés devant l’imposante muraille des Aurès, ils continuaient à se chamailler. Romane et Voyelle n’étaient toujours pas d’accord sur la façon d’achever leur pièce de théâtre commencée sur le radeau. Diégo trop accaparé par son cigare et son aspirine, se laissait aller à ses rêves inachevés d’ethnographe et de temps en temps leur lançait des répliques acerbes. Christian Domec pensait à ses pas de côté et leur demanda de lui ficher la paix. Becdanlo et Philipum avaient l’un, la tête à Bénarès, l’autre, le cerveau occupé par ses équations sur la physique quantique, non sans jeter tous les deux, vers les autres, des regards pleins de reproches. Seule Ishtar gardait l’esprit froid . Je sentais qu’elle conservait d’autres atouts dans ses manches et qu’elle projetait de nous réserver des surprises.
Mais parvenus devant la haute et imposante chaîne des Aurès, nous dûmes tous nous arrêter. Personne, à part moi, ne savait comment la franchir.
-Hé hé, me dis-je, voilà l’occasion ou jamais de les battre et d’arriver avant eux à destination. Moi seul sait comment contourner cet obstacle
A ce moment là, soudain, je démarrais en trombe avec mon monture, les laissant tous cloués sur place, abasourdis. En me faufilant à toute vitesse à travers les gorges d’El-Kantara que j’étais seul à connaître , je réussis à déboucher en un clin d’œil, de l’autre côté de la montagne et à foncer en direction d’Alger. J’avais gagné sur mes compagnons de précieuses minutes, avant qu’ils ne réalisent le tour que je leur avais joué. Quand ils parvinrent enfin à suivre mes traces, je les avais distancés de plusieurs kilomètres. Enivré par ma future victoire et tout joyeux, je traversai à toute vitesse toutes les plaines sétifiennes et algéroises.
Aux environs d’Alger, j’entendis d’immenses clameurs et je savourais déjà mon triomphe. Quand je débouchais sur la Grande Place de la ville, je m’aperçus toutefois, goguenard et dépité, que je n’étais pas le vainqueur de la compétition. Ishtar, grâce à ses dons particuliers de Vénusienne, m’avait damé le pion. Et c’était elle que la foule saluait en lui réservant un accueil digne d'une reine.
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Messagepar Ishtar » Ven Mar 07, 2008 12:03 pm

Hum ! Je rêve de chevaucher un méhari que j'appellerai "El-Mellen"...
Ce qui me sidère avec ces bêtes là, c'est que ce sont à la fois des animaux très robustes mais aussi les plus délicats. Ils peuvent boire une eau qui est presque une boue saumâtre, cheminer des jours et des jours en étant peu nourris et peu abreuvés et puis un jour, ils s'allongent sur le flanc et partent ainsi avec une simplicité déconcertante...

Jolie histoire Yacine :wink:
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Messagepar aminelicia » Ven Mar 07, 2008 12:31 pm

Merci Carine. Votre histoire aussi ne manque pas de piquant, de sensualité et de saveur. Elle m'a beaucoup plu. Pourquoi El-mellen? Cela n'a aucune traduction en arabe, tout au moins à ma connaissance.
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Messagepar Ishtar » Ven Mar 07, 2008 12:44 pm

Aminelicia a écrit :
Citation:
Pourquoi El-mellen? Cela n'a aucune traduction en arabe, tout au moins à ma connaissance.

Heu ! Il me semblait que cela voulait dire : "Le Blanc" ou "L'Immaculé" !
:(
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Messagepar aminelicia » Ven Mar 07, 2008 1:30 pm

Carine, je vois que vous connaissez un peu le berbère. Effectivement, après renseignements, il s'avère que El-mellel ( et non el-mellen ), veut dire "Blanc" ou "immaculé". C'est valable en touareg, kabyle ou chaouïa. C'est formidable. Bientôt, vous pourrez jongler avec le berbère (sourire), que moi-même, je ne maîtrise pas.
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Messagepar Diego Ortiz » Ven Mar 07, 2008 4:38 pm

Alejandra. Chevelure corneille, du jais dans ses prunelles, par Athéna, sa gloire me cloue sur place. Certes je ne suis pas le premier. Double You ne m'avait pas averti. Me l'aurait-il décrite que je ne me serais pas laisser mener jusqu'ici, à ses pieds. Ce n'est pas sa première traîtrise. Je le porte à son ardoise. En fait il s'appelle William, et je ne puis m'empêcher de penser à lui en l'appelant par ce surnom. Double You. On avait décidé de s'en passer depuis qu'il avait été usurpé par un certain George W, en le tronquant pour D.Y. Cela lui faisait perdre en netteté, aussi n'utilisons-nous ce dernier que par écrit.

Dy débarque dans ma chambre sans rien sur les murs ni barreaux aux fenêtres, l'autre soir, et me somme d'être son témoin dans un duel. C'est à nouveau pour une femme qu'il a jeté le gant. Alejandra.

L'aube est encore grise et l'herbe de la piste aussi, à cause de la rosée. La manche zébrée de rouge et de blanc est indécise. Parfait. Le vent ne viendra pas gêner notre tournoi. Tout se jouera donc à la loyale. Sauf la présence de la fille sur les gradins, impassible, qui suivra tout à la jumelle.

J'aime l'odeur du kérosène, le rituel des contrôles, et cette injonction de principe hurlée au travers de la dernière fente ouverte du cockpit, juste avant l'allumage : Clear prop !". L'appareil fait un bond qui rappelle le sursaut d'une voiture sur un dos d'âne. Nous nous retrouvons très vite en bout de piste, freins serrés à bloc, et du grondement le moteur passe au rugissement, puis au hurlement, tandis que la carcasse est secouée à se rompre.

Ca y est, les chevaux sont lâchés, toute la horde d'un coup, et nous fonçons vers l'azur, presque verticalement, dont la teinte s'approfondit jusqu'à devenir noire. Au loin je vois filer notre rival, un simple trait blanc. Chacun a en tête notre plan de vol : six lignes de sténo sur un papier de luxe. Le juge nous a imposé de le signer, et aussi d'y apposer nos doigts encrés. Au sol, tout s'est déroulé avec une solennité presque sinistre. Mais au diable le sol - sinon Elle.

Looping. Une entrée à la régulière. Mais Dy a tout lancé dans la bataille. Ma tête prend cinq kilos et je vois des étoiles en plein jour lorsque l'avion se rétablit, à l'endroit, au mètre près, duquel nous sommes partis : je le constate lorsque la marque, sur l'aile, succède au coq du clocher de Colombine, cent mètres plus bas. C'était pour jeter bas les Colombiniennes et les Colombiniens, qu'ils descendent dans leurs cours et brandissent leurs fusils comme la dernière fois s'ils osent : un avant-goût du concert de klaxons le jour du mariage, afin qu'ils sachent à quoi s'en tenir. Et aussi parce que l'altitude de base est au ras du sol. Il s'agit d'un duel, nom de nom. Alejandra. Pas question d'en rabattre.

Le rival en a fait autant, annonce le juge à la radio. Dy est impassible. Bon, on continue. Himmelmann, double himmelmann, tonneaux à facettes, tout s'enchaîne à un rythme rageur. Des blancs, des étoiles, des voiles noirs, et les annonces du juge : égalité, égalité. Blancs ou révulsés, nos visages sous les casques le sont à cause du flux et reflux du sang des pieds à la tête et inversément. Impossible de lire une expression même dans ses yeux, mais par la torture qu'il nous fait subir, inhabituelle, je sais que Dy joue son va-tout. Je pense à mon parachute, à la manette rouge qui commande le boulon explosif destiné à faire sauter le cockpit en cas de pépin, et une pensée me traverse, heureusement interrompue par un bref évanouissement à la réception d'un interminable piqué. Il serait encore possible de crier pouce et de sauter hors de cette histoire. D'autres l'ont déjà fait. Je l'aurais fait en d'autres temps, voyant que Dy a perdu toute mesure. Mais en bas des paires de jumelles suivent attentivement nos évolutions, et derrière l'une d'elles, les prunelles ardentes d'Alejandra. Pas question.

Après avoir fait face au ciel un très long moment, nous nous rétablissons à l'horizontale. Dy coupe le moteur. Rien ne se passe durant quelques secondes. De quatre mille mètres le pays paraît minuscule, mais le soleil s'est levé, et les ors de la fin août sont rehaussés. Ils nous font un clin d'oeil. J'ai le temps d'y lire un bon augure avant que nous plongions dans le carrousel infernal des vrilles. C'est l'épreuve qui nous départagera. Et je sens que Dy est déterminé à nous emmener jusqu'en Chine en passant par le coeur de la terre plutôt que d'en faire une de moins que l'adversaire.

Le juge a dit : abandon de l'adversaire, abandon de l'adversaire, et la victoire à vous, je veux dire à Dy. Mais nous n'étions plus en état de l'écouter et avons fait trois vrilles supplémentaires avant de réaliser ce qu'il avait dit : pas besoin de la Chine pour trouver l'âme sœur.

Nous avons trouvé le moyen d'atterrir après un périlleux rase-mottes, le train presque dans les cimes des arbres. Il n'y a plus que de l'air dans les réservoirs et mon estomac crie : jamais plus, jamais plus.

Dans la limousine noire louée pour l'occasion, nous avons enlevé Alejandra, mais nous sommes tellement sonnés, Dy et moi, qu'aucun mot n'est prononcé bien après que la tour de contrôle ait disparu du rétroviseur. C'est Elle qui finit par éclater de rire. "Je savais d'avance, Double You, que ce serait toi. Je le savais. Ne suis venue que pour le spectacle. Hier soir l'autre est venu me supplier de passer un dernier moment ensemble. Je m'attendais à une manœuvre de ce genre, déplaisante et déloyale, aussi avais-je préparé mes arrières."

- Quels arrières, Alejandra ?
- Le poulpe à la galicienne*. Préparation extemporanée à dix heures du soir, avec orchata en apéritif et de la bière ensuite. Avec cela il était impossible qu'il ne vomisse pas tripes et boyaux dès la seconde vrille.

...Ah, eh bien à moi aussi cela me donne une idée, maintenant. Personnellement je n'ai rien contre, mais s'il y a une chose que Double You ne peut approcher, c'est bien un plat de fruits de mer. Quelle idée a-t-il eu de succomber aux prunelles de cette Ibère ? Les dieux aveuglent toujours ceux qu'ils vont frapper. Il ne sait pas encore ce qui l'attend. Les arrières. Elle ne transigera pas. Le mariage avec les mariscos, c'est-à-dire l'enfer. Tandis que moi, je m'en ferai volontiers rebondir la panse trois vies de suite, de ses mariscos, et pour mon plaisir et pour celui des beaux yeux d'Alejandra...

* Recette du poulpe à la galicienne :

http://video.on.nytimes.com/?fr_story=a ... 9183ab0970

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Messagepar Ishtar » Sam Mar 08, 2008 10:06 pm

Scène après une bataille entre les cavaliers chiites et l'ordre des Hashashins (Chapitre 3. Tillia Tépé)

Au loin, les chiites voient s'enfuir la déferlante des Hashashins.
Hassan ben Sabbah est parmi eux. Il est monté sur un étalon blanc, qu'il a harnaché d'une simple bride de cuir. Il est habillé de noir de la tête au pied.
- si les chiites veulent me poursuivre, se dit-il. Il faudra qu'ils viennent me chercher jusqu'au fond du désert de Dast-e-Kavir.

Quand il a chevauché longtemps, Hassan lève le bras pour indiquer l'arrêt. Tous les cavaliers s'immobilisent derrière lui. Le désert n'est rempli que du souffle des chevaux.
A l'horizon, ils voient un incendie qui s'élève vers le ciel et l'embrase.
Les chiites ont mis le feu à la forteresse d'Ispahan.
Les Hashashins ne disent rien. Ils ne possèdent plus rien que leur monture et ce qu'ils ont sur eux.
Violées, égorgées, leurs femmes. Pris leurs biens. Foulée leur fierté de combattants.
Hassan les regarde et son coeur se gonfle de tristesse en pensant aux malheureuses qui subissent l'humiliation de la perte d'un combat.

Dans la forteresse, les cris et les pleurs des femmes sont à peine entendus. Allongées à terre, les cuisses déchirées, elles subissent la joie brutale des vainqueurs.
Les chiites crient pour célébrer leur victoire; tandis que des brasiers s'allument un peu partout dans la forteresse et que la pierre prend la teinte rouge du sang des malheureuses femmes égorgées...
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Messagepar aminelicia » Dim Mar 09, 2008 7:24 pm

Vous nous mettez l'eau à la bouche, Carine. Je vois déjà la cour des khalifes et des émirs, je sens Damas, Baghdad, et même si Ispahan laisse rêveur, je me vois plongé dans le conte des Mille et une nuit, avec cerise sur le gâteau, les voyages de Marco Polo et l'exotisme qui s'en dégage.
Vraiment, on attend avec impatience de voir comment les chiites et les hashashins sortiront de cette aventure menée à l'istharienne.
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Messagepar Ishtar » Dim Mar 09, 2008 8:12 pm

Sachez Yacine, que la Perse de mon nouvel ouvrage ne sera pas puritaine. Loin de là ! :wink:
Vous goûterez à la volupté de femmes excessivement belles et... avec Omar Khayyâm, je parlerai de l'Amour divin mais aussi de l'ivresse extatique, je parlerai de son érudition, de ses Rubaïyat ainsi que de ses déboires affectifs, je parlerai du courage des Hashashins et de leur Qa'im Hassan ben Sabbah, qui osera se lancer dans une diatribe subversive à l'égard du pouvoir des chiites, je citerai des noms comme Ispahan, Persépolis, Shiraz, le désert de Dast-e-Kavir, les montagnes de Zagros et Albarz... , je parlerai aussi de shisha, d'opium et de hashich,... mais surtout de la foi Baha'ie... et tout cela à la sauce ishtarienne.
Bref, tout un programme comme vous pouvez le voir !
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