Mundélé - Carine Geerts

Les livres des amis, les coups de coeur

Mundélé - Carine Geerts

Messagepar Ishtar » Sam Fév 23, 2008 12:25 pm

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Résumé
Cet ouvrage est le récit d'un homme dont l'échelle des valeurs a été bouleversée au contact d'autres hommes et d'autres femmes, de qui tout le sépare : les origines comme les préoccupations.
C'est l'histoire d'une quête, celle de Willy Thijs, qui décide brusquement de tout abandonner : argent, métier et prérogatives sociales... pour repartir à zéro et vivre auprès des Pygmées Babingas.
Il ne savait pas qu'il allait ressentir palpiter la Vie, grâce à une jeune Pygmée Aimée Bizi Bazouma et qu'elle allait lui faire connaître le Bonheur Véritable, empreint de Pureté et d'Harmonie.
Il ne savait pas qu'il allait devoir repartir en Belgique, dégoûté, meurtri et poursuivi par l'opprobre de la société bien pensante des Belges au Congo.

Télécharger un extrait :
http://www.becdanlo.fr/Brumerge/9782917745014.pdf

Chez Brumerge en format poche:
http://les-editions-brumerge.wifeo.com/mundele.php
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Messagepar admin » Sam Fév 23, 2008 3:24 pm

Commentaire de aminelicia - reporté de work in progress

Je viens de terminer la lecture de livre de Carine Geerts. L'histoire de
Mondélé ( il s'agit en fait du narrateur Willy Thijs, un homme "blanc" ) est émouvante et passionnante. Dès le départ, le décor est planté. De plus, l'emploi du présent, de phrases courtes et d'un style simple et direct confèrent au récit un souffle particulier. De quoi s'agit-il?
Willy est envoyé en mission, du Royaume de Belgique vers le Congo pour aider des populations indigènes complètement démunies devant les maladies terribles comme la malaria ou d'autres épidémies qui causent des ravages au sein des tribus congolaises. Depuis son débarquement à Matadi jusqu'au coeur de la brousse, le lecteur peut ainsi suivre pas à pas l'itinéraire de notre héros confronté à de nombreuses difficultés. En effet, la vie dans un pays rempli de forêts et d'animaux dangereux n'est pas aisée. Surtout quand la chaleur et les pluies tropicales fréquentes au Congo rendent l'atmosphère étouffante. Malgré cela, Willy accomplira sa mission et se rendra même chez les pygmées Babingas, réputés sauvages et inaccessibles à la civilisation occidentale. Au milieu d'une nature sauvage et en même temps attirante, dans un monde de beauté et de cruauté, il saura s'attirer l'amitié des pygmées Babingas et même l'amour de Aimée Bizi Bazouma, la fille du chef Joseph Banza Mukalay. Elle saura l'initier au rite de ses ancêtres, à l'Esprit d'Edjengui et aux mystères de l'Au-dela. Il s'ensuivra une passion dévorante entre les deux jeunes gens. Un Amour irrésistible les amènera à goûter aux plaisirs mystiques et plein de sensualité, d'une liaison que rien ne paraissait en mesure de briser.
Malheureusement, les préjugés raciaux (comment une noire pourrait-elle aimer un blanc?) et l'intrusion du Père KLOOS conduira au drame. L'épilogue est poignant et bouleversant. Aimée sera tuée par des policiers belges du district de Matadi, lors de leur intervention brutale contre les pygmées. Willy sera emprisonné et méprisé par ses "compatriotes" à cause de son amour pour Aimée. Jugé par une justice expéditive, il sera expulsé vers la Belgique. Avec au coeur un chagrin immense et un désespoir que rien ne saura atténuer.
En tout cas, c'est une très belle histoire qui nous montre aussi l'envers du décor des civilisations dites évoluées, avec leur racisme ouvert, leur mépris des "indigènes", et leur ignorance des coutumes et traditions solidement ancrées au sein des diverses sociétés africaines.
Même si les personnages sont fictifs comme le précise l'auteure, on sent tout le long de la narration que le Congo, lui, est bien réel. Ce qui ne lui enlève en rien de sa beauté, grâce au talent de l'écrivain.
Dernière édition par admin le Sam Fév 23, 2008 11:35 pm, édité 2 fois.
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Messagepar admin » Sam Fév 23, 2008 3:28 pm

Réponse d'Ishtar

Je tiens particulièrement à vous remercier pour votre commentaire Yacine... celui-ci me touche particulièrement. Encore un tout grand merci à vous.

aminelicia a écrit :

Citation:
c'est une très belle histoire qui nous montre aussi l'envers du décor des civilisations dites évoluées, avec leur racisme ouvert, leur mépris des "indigènes", et leur ignorance des coutumes et traditions solidement ancrées au sein des diverses sociétés africaines


Je voulais écrire un livre sur l'oeuvre, les bienfaits mais aussi les méfaits de la colonie belge au Congo.
J'ai toujours aimé la polémique car je ne suis pas une détractrice de principe et je pense que nous avons des leçons à tirer de la présence belge au Congo.
Personnellement, je refuse de croire que l'oeuvre coloniale n'aura eu qu'un impact négatif pour le Congo et ses habitants.
J'ose avouer que lorsque certains belges ont découvert que le Congo était un pays producteur de richesses, l'intérêt n'a fait que croître et pas seulement pour le bien du Congo et des congolais mais pourtant... pour la majorité des coloniaux, le profit n'a pas été l'unique moteur de la colonisation.
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Messagepar admin » Sam Fév 23, 2008 3:30 pm

Commentaire de Philupum - reporté de work in progress

C'est extraordinaire Carine le don que tu as de nous transporter ! Tu nous transportes ici dans le monde le l'Afrique profonde, la source de toute mystique : c'est unique ce que tu nous offres là !

Par rapport au texte, j'ai les mêmes sentiments que MarcF à propos de la première personne dans le prologue qui fait un peu bizarre (on ne retrouve plus la première personne par la suite) ; et le début un peu hésitant, ce qui est très difficile à éviter pour un roman. Je me demandais aussi une chose : le journaliste que Willy rencontre au tout début, qui veut faire une recherche sur un rite... (est-ce le Bwiti?)... il ne réapparaît plus et on l'oublie complètement. Est-ce voulu ?

J'ai une remarque à propos des noms des pygmées : je me demandais comment ils pouvaient avoir des noms bibliques/occidentaux comme Joseph ou Hector, alors qu'ils vivent dans une contrée si sauvage que même les autres tribus congolaises craignent de s'y aventurer.

À la page 107 à propos du Bwiti :

Citation:
Le Bwiti est une philosophie de la libération, il
permet à l’initié de devenir un Banzi70 et apporte surtout
la preuve visuelle et auditive de l’existence irréfutable de
l’Au-Delà, en supprimant la notion du temps : le présent,
le passé et le futur fusionnent comme dans un Univers
super lumineux.


Je ne savais pas que les Pygmées Babingas avaient eu vent de la théorie de la relativité d'Einstein
Dernière édition par admin le Sam Fév 23, 2008 6:48 pm, édité 2 fois.
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Messagepar admin » Sam Fév 23, 2008 3:32 pm

Réponse d'Ishtar

Philipum a écrit :

Citation:
Je ne savais pas que les Pygmées Babingas avaient eu vent de la théorie de la relativité d'Einstein


Comme quoi Einstein n'a rien inventé

Philipum a écrit :

Citation:
J'ai une remarque à propos des noms des pygmées : je me demandais comment ils pouvaient avoir des noms bibliques/occidentaux comme Joseph ou Hector, alors qu'ils vivent dans une contrée si sauvage que même les autres tribus congolaises craignent de s'y aventurer


Bingo ! Tu as vu juste Philippe...
Je ne me voyais pas continuer à citer des noms du style Mediavilla Sabaté ou Banza Mukalay ou Bizi Bazouma. Il était plus facile pour moi et le lecteur de lire Aimée, Hector et Joseph.
Mais tu as parfaitement raison...

Philipum a écrit :

Citation:
le journaliste que Willy rencontre au tout début, qui veut faire une recherche sur un rite... (est-ce le Bwiti?)... il ne réapparaît plus et on l'oublie complètement. Est-ce voulu ?


Henri Morton Stanley n'est pas resté longtemps journaliste pour le compte du "New-York Herald"... il a pris goût à l'aventure et est devenu un grand explorateur... mais cela est une autre histoire.

En ce qui concerne la narration à la 1ère personne dans l'Avant-propos, c'est un peu voulu car je termine celui-ci par : "mais laissez-moi vous ranconter mon histoire... Je m'appelle Willy Thijs, j'ai 23 ans et je suis agent territorial pour le gouvernement belge au Congo..."
Cette histoire est une fiction et non une biographie. Willy Thijs n'a jamais existé, je ne pouvais pas continuer l'histoire à la 1ère personne me semble-t'il.
De plus, je tenais à cet avant-propos car il correspond à la suite du Chapitre 11.
Je voulais faire de cet ouvrage une sorte de boucle
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Mon commentaire

Messagepar MarcF » Lun Mar 03, 2008 10:44 am

Mon commentaire, deja poste sur mon blog et sur Babelio.

Marc
----------------------------------------------------------------
Le livre raconte l’histoire de Willy Thijs, un jeune agent territorial au Congo belge de l’époque coloniale.
Willy est affecté dans un poste reculé et se met à aimer ce pays et ses habitants, contrairement à beaucoup de blancs de l’époque.
Il est attiré par la grande forêt et les pygmées Babingas, peuple farouche et ne supportant pas les contacts extérieurs. Willy devient le médecin de toute la population locale et trouve ainsi l’occasion d’être invité chez les Babingas. Il y rencontre Aimée la fille du chef qui lui laisse une impression inoubliable.

Quand le peuple Babingas est victime d’une épidémie, Aimée fait appel à Willy et leur amour éclot et croit avec les rites initiatiques imposés à Willy pour faire partie des Babingas. C’est une double initiation pour Willy, au peuple Babinga et à l’amour d’Aimée.

L’auteur dépeint superbement cette Afrique dont on sent qu’elle l’aime. On partage l’initiation de Willy et on vibre avec lui.

Malheureusement, nous sommes sous l’Afrique coloniale et un missionnaire à la recherche d’ouailles va découvrir nos amoureux et appeler la police à la rescousse. Aimée meurt dans l’échauffourée qui s’en suit et Willy est condamné à l’exil. Cette seconde partie du livre est poignante et on suit haletant les aventures de Willy et d’Aimée. Ce choix d’une fin triste doit être salué car il augmente la puissance dramatique du livre et correspond mieux à la réalité de l’époque qu’une fin heureuse.

Un superbe livre de Carine Geerts très abouti et prenant. Un bel exploit pour le deuxième ouvrage d’un écrivain amateur.
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Messagepar Ishtar » Lun Mar 03, 2008 11:21 am

MarcF a écrit :
Citation:
Mon commentaire, deja poste sur mon blog et sur Babelio.
Un superbe livre de Carine Geerts très abouti et prenant. Un bel exploit pour le deuxième ouvrage d’un écrivain amateur

Merci de promulguer mes ouvrages comme tu le fais Marc; cela me touche énormément. Je pense que faire de la publicité via les blogs ne peut que faire du bien à nombre d'auteurs qui le méritent vraiment.
Nous ne sommes qu'au début de l'édition en ligne, il convient d'exploiter toutes les pistes possibles.
Merci pour tout...

PS. Le qualificatif "écrivain" est peut-être de trop :oops:
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Messagepar becdanlo » Mar Mar 04, 2008 4:02 pm

Au moment d'écrire ce commentaire sur Mundélé, me vient en tête, d'une manière insistante, le livre de Claude Levy Strauss « Triste Tropique » où l'auteur raconte son immersion chez les indiens du centre du Brésil. Dans le livre de Carine Geerts il ne s'agit pas d'un jeune ethnologue qui part pour parfaire son métier mais d'un agent Territoriale du gouvernement Belge dans une fonction tout à fait officielle au temps de la colonisation.

Déjà, dans les années cinquante Claude Levy Strauss disait : il n'est désormais plus possible de rencontrer des cultures différentes indemnes, préservées de l'acculturation massive du monde.
Mundélé se passe en gros à la même époque où les ravages de l'acculturation sont à marche forcée.

L'angle d'attaque de Carine Geerts est aussi différent puisque son récit n'est pas une étude ethnologique à proprement parlé, mais l'histoire d'un jeune occidental plongé dans un autre monde. Il ne recule pas devant les difficultés en allant bien au delà de ce que devait être sa mission, car il parcourt la forêt et la brousse irrésistiblement attiré par les tribus Pygmés. Il finit par rencontrer une jeune femme, avec qui il va connaitre une étrange relation, plus proche d’une initiation traditionnelle que d’une simple rencontre amoureuse.

Carine Geerts nous plonge dans l'univers de la forêt tropicale où tous les sens sont sollicités… dans une aventure fantastique mais pourtant bien réelle. On sent chez l'auteur la réminiscence de ses souvenirs d’une Afrique où elle a vécu plusieurs années et qu’elle a profondément aimé. Une Afrique où le corps et les sens sont aussi importants que la pensée qui prédomine chez nous.

Pour parodier le livre de Claude Levy Strauss ont pourrait dire "Tristes Pygmées" tant leur destinée n’a fait que de se dégrader… encore de nos jours. On ne peut que se désoler du gâchis que l’on peut observer de par le monde, de toutes ces cultures profanées par notre culture occidentale.

Aujourd’hui il est beaucoup question d’un « One World Village »… ne serait-il pas, hélas, le dernier visage de la normalisation destinée à parfaire le travail des colons et des missionnaires d’autrefois ?

:wink:
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Messagepar Ishtar » Mar Mar 04, 2008 10:04 pm

becdanlo a écrit :
Citation:
Pour parodier le livre de Claude Levy Strauss ont pourrait dire "Tristes Pygmées" tant leur destinée n’a fait que de se dégrader… encore de nos jours. On ne peut que se désoler du gâchis que l’on peut observer de par le monde, de toutes ces cultures profanées par notre culture occidentale

Ce qui est désolant Pierre, c'est de constater l'attitude paternaliste que certains européens gardent vis-à-vis des africains, en les prenant pour : "de grands enfants qui ont tout à apprendre"...
Avec "Mundélé, j'ai tenté de me démarquer de ce "prêt-à-penser"... j'espère y être parvenue.

Et puis, il y a les jeunes africains qui malheureusement copient les modèles de consommation à l'occidentale. On assiste à une "déculturisation massive. Ces jeunes sont fascinés par les objets, les styles, les modes, les "griffes" de la haute couture... tout cela est pour eux, les signes d'une émancipation qui ne repose finalement sur rien.
Alors qu'ils devraient plutôt prendre pour exemple, les communautés rurales qui parviennent encore à subvenir à leurs besoins essentiels età inculquer à leurs enfants des modèles qui leur permettent d'interpréter le monde qui les entoure.
C'est bien dommage...

Un tout grand merci pour ton commentaire Pierre... il me fait bien plaisir.
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Messagepar becdanlo » Mer Mar 05, 2008 8:55 am

Ishtar a écrit:

Citation:
Et puis, il y a les jeunes africains qui malheureusement copient les modèles de consommation à l'occidentale...


L'autre jour je voyais la photo de femmes africaines en train de laver du linge au bord d'une rivière. Les couleurs et le paysage étaient sublimes mais quelqu'un avait laissé en commentaire:

Quelle beauté dans la vie quotidienne ! En même temps je ne peux m'empêcher de penser qu'elles préféreraient, peut être, avoir une machine à laver…

Quoi répondre a cette interrogation?
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Messagepar Christian Domec » Mer Mar 05, 2008 10:45 am

Bonjour,
becdanlo a écrit:
L'autre jour je voyais la photo de femmes africaines en train de laver du linge au bord d'une rivière. Les couleurs et le paysage étaient sublimes mais quelqu'un avait laissé en commentaire:

Quelle beauté dans la vie quotidienne ! En même temps je ne peux m'empêcher de penser qu'elles préféreraient, peut être, avoir une machine à laver…

Quoi répondre a cette interrogation?


Je n'ai, bien sûr, pas de réponse. Mais je peux dire que l'esthétique des usines qui fabriquent ces machines laisse rêveur ceux qui ont sommeil de plomb.

Christian.

PS : Ishtar, je n'ai pas lu ton livre, il est dans ma pile ;-)
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Messagepar Philipum » Mer Mar 05, 2008 1:55 pm

Certains détails à propos de l'hygiène et des maladies m'ont frappé dans Mundélé, comme par exemple, cette pratique qui consiste à verser du pétrole dans les étendues d'eau stagnante afin de tuer les larves de moustique et ainsi étouffer les épidémies de malaria. C'est ce genre de petits détails qui nous aident à mieux comprendre comment et pourquoi l'humain n'hésite pas à détruire des écosystèmes pour son propre compte.

À propos des machines à laver : nos aïeux faisaient eux aussi la lessive à la main, et n'ont pas hésité à passer en mode machine lorsque l'opportunité s'est présentée. Cela leur a permit d'économiser du temps, qu'ils ont pu investir, par exemple, à gagner de l'argent pour payer la machine, en travaillant, par exemple, dans une usine...
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Messagepar Ishtar » Mer Mar 05, 2008 2:30 pm

Philipum a écrit :
Citation:
À propos des machines à laver : nos aïeux faisaient eux aussi la lessive à la main, et n'ont pas hésité à passer en mode machine lorsque l'opportunité s'est présentée. Cela leur a permit d'économiser du temps, qu'ils ont pu investir, par exemple, à gagner de l'argent pour payer la machine, en travaillant, par exemple, dans une usine...

Naguère ceux qui inventèrent la machine à lever avaient pour but de soulager la peine de leurs semblables. Grâce à eux, la mère de famille n'avait plus besoin de passer des heures pénibles au lavoir. Aujourd'hui, ceux qui créés la machine à laver, le font non plus pour subvenir à des besoins mais pour créer des besoins artificiels.
Cette fameuse machine à laver coûte cher pour un africain. Avec cet argent, il pourrait faire vivre sa famille pendant des années.

Philipum a écrit :
Citation:
cette pratique qui consiste à verser du pétrole dans les étendues d'eau stagnante afin de tuer les larves de moustique et ainsi étouffer les épidémies de malaria. C'est ce genre de petits détails qui nous aident à mieux comprendre comment et pourquoi l'humain n'hésite pas à détruire des écosystèmes pour son propre compte

C'est un choix Philippe !
Sais-tu combien d'africains meurent chaque année à cause du paludisme ?
Actuellement c'est l'une des maladies les plus meurtrières en Afrique. Elle tue là-bas, un malade toutes les 30 secondes (chiffres de l'OMS)
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Messagepar ExXxO » Ven Mar 07, 2008 12:49 am

Coucou Carine ! Je vais télécharger l'ouvrage en version PDF. Je commence sa lecture ce WE!!!!

Bizzzzz

:D :D :D
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Messagepar Philipum » Sam Avr 19, 2008 9:07 pm

Cette histoire me touche au plus profond de moi, me retourne complètement...

En un mot : c'est magnifique !

L'Afrique profonde, authentique, est capable, je pense, de fasciner n'importe qui ; elle fait vibrer des cordes en nous, que nous le veuillons ou non. Elle est exposée ici avec tant de simplicité... automatiquement, moi, homme occidental, je m'identifie avec Willy et suis entraîné avec lui dans ce monde cruel, magique, en communion avec les éléments et la nature... En bref, je ne sais pas comment, Carine parvient, à travers ce livre, à nous faire VIVRE une expérience profonde, fondamentale, un retour aux sources de ce que nous sommes... C'est aussi ce qui rend le drame de la fin si terrible...

:pleure:
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